samedi 24 janvier 2015

L'islam face aux attentats de Paris



A la suite des attentats perpétrés à Paris, bouleversé comme la majorité des gens par ce qui s'est passé, j'ai préféré laisser le temps quelque peu s'écouler avant de prendre la plume pour évoquer, à mon sens, l'une des origines principales de ces terribles évènements.
Lorsqu'on massacre des journalistes, qu'on assassine des policiers et des gens uniquement parce qu'ils sont d'une certaine confession religieuse, on s'attaque simultanément à la liberté d'expression, à l'état et au libre exercice des cultes.
Dans ce cas précis, on s'est attaqué tout simplement à la France et à ses valeurs.
Face à une telle situation, j'ai toujours été convaincu qu'il fallait éviter de réagir sous le coup de l'émotion.
Il serait alors tellement facile de franchir une ligne rouge qui nous entraînerait sur des sentiers épineux, qu'en des circonstances ordinaires, nous n'aurions jamais accepté d'emprunter.
Au-delà de l'émotion et de la fibre patriotique qui m'animaient, il m'est donc apparu plus sage de laisser la place à la réflexion.
Plus de 2 semaines après l'horreur, je ne vais pas de nouveau relater ici ce qui s'est passé.
Tout a déjà été dit maintes fois par les médias qui se sont goinfrés, sans fioritures, d'un audimat inespéré.
Et ceci, sans même prendre garde, par l'accumulation des informations transmises en direct, qu'ils mettaient en danger la vie de certains otages.
Mais cela est un tout autre problème !

Je lancerai plutôt le débat sur une question que j'estime primordiale et qui me taraude l'esprit depuis ces 3 jours noirs qui ont endeuillé la France.

- Quel est le rôle de l'islam dans les drames qui sont intervenus ?

Je suis conscient que poser cette question peut déjà être interprété, par les adeptes indécrottables de la bien-pensance, comme de l’islamophobie. (Au passage, le mot "phobie" signifie en grec ancien "frayeur" ou "crainte" et non pas "haine" comme on le croit trop souvent. A partir de cette correction, si la haine de l'islam est condamnable, la peur de l'islam peut être tout à fait compréhensible, compte tenu des évènements observés ces dernières années.)
En tous les cas, j'ai la conviction qu'on ne doit pas se contenter de désigner l'état comme l'unique responsable de ce qui est arrivé ou d'accuser plus précisément l'école pour ses négligences en matière d'éducation, même si les failles et les insuffisances dans ces domaines sont incontestables.

A ma connaissance, il n'existe aucun Dieu, aucun prophète qui ordonneraient à de prétendus croyants de tuer en leurs noms.
Mais en commettant leurs crimes odieux, comme cela a été constaté d'innombrables fois ailleurs, les bourreaux ont prononcé le nom d’Allah et de son prophète Mahomet, plaçant de fait en première ligne, l'islam.
De nombreux et respectables musulmans, sincèrement touchés et durement éprouvés, eux aussi, par ces tueries insensées, tentent de nous expliquer que les assassins ne sont pas des musulmans, que les évènements qui se sont déroulés ne concernent pas l'islam qui est une religion de paix et de tolérance.
Nous avons entendu ces mêmes arguments de nombreuses fois au cours de ces dernières années.
J'ai longtemps été enclin à abonder dans le sens de ces explications, jusqu'au jour où il faut bien se rendre à l'évidence et cesser de nier certaines réalités, aussi insupportables soient-elles.
Au nom du politiquement correct, notre société ne peut plus continuer de refuser de voir et de demeurer dans le déni.
Il existe une incohérence frappante à revendiquer fermement, d'un côté notre liberté d'expression, et de l'autre à nous autocensurer en refusant d'exprimer publiquement nos craintes vis à vis d'une certaine frange de l'islam, sous le prétexte d'éviter les amalgames.
Le fait de cultiver l'hypocrisie comme un art de vivre, ne peut rendre service à l'écrasante majorité des musulmans qui exercent leur culte dans l'honneur et le respect des autres religions.

Les principales horreurs de ces dernières années sont commises par des organisations et des individus qui se réclament de l'islam.
Boko Haram, Al Quaïda, l'Etat Islamique...
Est-il nécessaire de revenir sur la confession religieuse de ceux qui se sont spécialisés dans les prises d'otages, les décapitations, les attentats suicides et les massacres de minorités ethniques ?
Ceci, sous le couvert de l'acclamation connue de tous : Allah akbar !
Je pourrai aller plus loin encore en évoquant les mutilations génitales subites par des millions de femmes chaque année, sans oublier les différentes règles moyenâgeuses imposées par la charia, totalement incompatibles avec la démocratie.

Contrairement aux allégations de Nicolas Sarkozy, je me refuse cependant catégoriquement d'évoquer un choc de civilisations.
Je connais personnellement, ou par l'intermédiaire des médias, de nombreux musulmans respectueux de la laïcité et de la République.
Avec eux, je n'ai nullement le sentiment d'appartenir à une civilisation différente de la leur mais au contraire d'avancer d'un même pas, dans la même direction, malgré les aléas de la vie.
Je connais même quelques musulmans qui auraient des leçons à donner, en matière de patriotisme, à certains français de souche, minés par un esprit sectaire, dont la capacité de réflexion est affligeante.

Mais de grâce, qu’on n’essaie pas de noyer le poisson dans l’eau, en tentant pitoyablement de nous rappeler les horreurs de la colonisation, ou celles commises par l’inquisition pour faire contrepoids aux nombreuses dérives perpétrées au nom de l'islam.
Nous sommes au 21e siècle et ce n'est pas en tentant de remuer le passé, aussi terrible soit-il, dans le but de nous détourner du présent, que les consciences s'éveilleront afin de reconnaître ce qui nous saute aux yeux chaque jour.  

L’islam est rongé par un cancer innommable qui se propage à grands pas en son sein. 
Et cette terrible maladie, qui annihile l'esprit aussi aisément qu'Ebola détruit les vies, appartient bien à l’islam, qu'on le veuille ou non.
Si le malade refuse lui-même d'admettre qu'il est souffrant et ne cherche donc pas à se soigner, ce n'est pas en invoquant la miséricorde et les grâces d'un Dieu ou d'un prophète que viendront les solutions.
Le cancer se généralisera avec des conséquences imprévisibles pour l'humanité. 
Il appartient aux hommes, et à eux seuls, de changer le cours de l'histoire pour retrouver le chemin de la sérénité. 

Aujourd'hui, tous les musulmans doivent s'interroger sur le côté obscur de l'islam qui fait que cette religion est devenue, dans le monde, plus crainte que respectée.
Trop souvent, les musulmans de France ont détourné les yeux face à l'avancée inexorable de l'intégrisme au sein de l'islam. 
Ceci, par peur d'éventuelles représailles et on peut le comprendre, mais également en refusant de considérer que l'interprétation fallacieuse du Coran, par une minorité de dégénérés, était aussi leur problème.
Plus que jamais, les musulmans de France doivent comprendre que cette horreur les concerne directement, au même titre qu'elle concerne les autres religions et la République laïque qui est la nôtre, qui est la leur.
La grande majorité des musulmans français respecte les lois de leur pays.
Beaucoup ont fait le sacrifice de leur vie pour le protéger au nom des valeurs qu'il véhicule dans le monde.
Aussi, il est fondamental qu'ils cessent de refuser la confrontation avec l'intégrisme qui véhicule une image désastreuse de l'islam.
Il faut se préparer à se battre avec la plus grande détermination, sans aucun compromis, pour préserver nos valeurs communes, pour défendre ce en quoi nous croyons.
Les musulmans de France vont devoir sortir de leur léthargie, faire face à la réalité et prendre leur part dans la lutte contre les intégristes.
Il en va, à terme, de notre avenir commun dans la République et de notre propre existence en tant qu'êtres humains, doués de raison et respectueux des différences.
Car ces différences, nous le savons bien, lorsqu'elles se meuvent dans la tolérance, enrichissent chacun d'entre nous, quelles que soient notre religion ou notre couleur de peau.
Nous ne devons pas oublier que derrière nous, d'autres générations comptent sur notre capacité à agir pour surmonter les défis lancés par une épouvantable minorité de salopards, chaque jour plus nombreux.
Il faut sonner la fin de la récréation !
Et cela passe par une prise de conscience des musulmans de France qui doivent s'interroger sur les raisons pour lesquelles on tue, on viole, on marie de force et on soumet par la terreur au nom d'Allah et de son prophète.
Le rôle de l'islam ne consiste pas uniquement à montrer sans cesse sa capacité à s'indigner à la moindre critique, et ainsi à rechercher systématiquement, à l'extérieur, un bouc émissaire.
Alors que le ver de l'intégrisme est dans le fruit de l'islam, il convient de réfréner les susceptibilités qui altèrent le discernement et d'accepter de se remettre en cause pour trouver un remède au mal.
Aujourd'hui, l'émergence d'un islam des lumières n'est encore qu'un vœu pieux.

mardi 6 janvier 2015

Bonne année 2015



Aux lecteurs de ce blog, je voulais souhaiter tous mes vœux de bonheur, de paix et de sérénité pour cette nouvelle année 2015.

Merci à tous pour votre indéfectible fidélité, malgré la baisse du nombre de mes articles.
Et à cet effet, je plaide humblement coupable !

Chaque année qui commence est parsemée de vœux, de promesses et de bonnes résolutions.
Nous avons tous pour habitude de souhaiter le meilleur à notre famille, nos amis, nos diverses relations et même aux inconnus.
Le respect des traditions m’a toujours paru d’une importante fondamentale car il est la preuve que nous demeurons toujours  attachés à nos principes et à nos valeurs.

Et dans un monde où l’horizon est de plus en plus trouble, où le passé ne constitue plus forcément un repère pour se projeter vers l’avenir, il convient de s’accrocher fermement, je dirai même désespérément, à tout ce qui unit encore les hommes et à ce qui préserve notre volonté de toujours croire en la nature humaine, malgré ses trop nombreuses défaillances.

Cependant, la joie d’accueillir une nouvelle année et les espoirs qu’elle suscite, au risque de vous plomber le moral, ne doivent jamais nous faire perdre de vue que les semaines et les mois à venir seront de nouveau parsemés de malheurs.
Les accidents, les catastrophes naturelles et surtout la cruauté illimitée des hommes, continueront de sévir impitoyablement, comme cela est le cas depuis la nuit des temps.
On ne refera, malheureusement, jamais le monde avec des vœux et des promesses.

Au fil des jours, on s’aperçoit bien vite que les amabilités, et les gentils mots de circonstances, ne pèsent pas bien lourd lorsque la réalité de la vie reprend le dessus et nous ramène à nos propres maux qui, invariablement, nous projettent dans un univers impitoyable.
On ne changera jamais la nature intrinsèque de l’homme et ce, quel que soit son évolution dans le défilement des siècles.

Et à cet égard, l’espoir est comme la foi ; un moteur incontournable qui nous commande de toujours avancer, malgré les obstacles et l’obscurité.
Il nous permet de nous agripper à cette branche fragile qui, à chaque instant, menace de rompre pour nous précipiter dans un torrent de déchirures et de désolation.
Et nous espérons invariablement que cette branche résistera aux intempéries et aux aléas de la vie.

Vous me pardonnerez, je l’espère, cette note somme toute pessimiste en ces premiers jours de l’année 2015.
Je commets là presque un blasphème, à la limite du crime de lèse-majesté.
Je vous renouvelle néanmoins tous mes vœux pour cette nouvelle année qui débute. 

Gardons toujours en nous cet espoir inébranlable qui fait que nous croyons toujours que le meilleur reste à venir.

L'ESPOIR est le propre de l'homme !