mardi 30 septembre 2014

L'épouvantable Etat islamique ou la doctrine de la terreur


 

Alors que des nations occidentales, aidées par certains états arabes, se mobilisent pour tenter de stopper les offensives de l'Etat islamique en Irak et en Syrie, l'inquiétude dans le monde est grandissante devant les horreurs quotidiennes perpétrées par des barbares dont la stratégie principale consiste à utiliser la terreur dans ce quelle a de plus abjecte.
Les nettoyages ethniques, les exécutions sommaires, l'esclavage sexuel et la destruction des habitudes de vie, alliés à l'application de la charia, représentent la pierre angulaire de la stratégie établie par ces tueurs impitoyables.
L'avancée de cette organisation criminelle a donc provoqué, vers la Turquie et l'Iran, un afflux massif de réfugiés, tant chrétiens que musulmans chiites, tous menacés d'extermination.
La conquête d'une partie de la Syrie mais surtout d'un territoire important en Irak, avec l'aide de groupes locaux sympathisants, dénote de la puissance et de l'influence importantes détenues pas l'Etat Islamique.
Nous sommes confrontés à de véritables guerriers, très bien entraînés, qui ne connaissent pas la pitié et qui sont prêts au sacrifice suprême pour le triomphe de leur épouvantable cause.
Leur arsenal militaire, récupéré sur les troupes syriennes et irakiennes mais également financé par de riches individus situés dans les états du Golf, est en tout point impressionnant.
Leur effectif est estimé aujourd'hui à 35 000 combattants mais il montera à 50 000 puis à 100 000, au regard des nombreux adeptes du djihad, dont de nombreux individus 
désœuvrés en provenance de l'occident, qui affluent en Syrie et en Irak.
Cette armée de fous sanguinaires, disciplinée et bien organisée, infligerait une raclée à bon nombre de pays du Moyen Orient, à l'écrasante majorité des pays africains et à quelques états européens sous équipés.
L'objectif majeur de cette organisation infâme est de briser les frontières des pays arabes alentours pour former, par la force, l'unité des musulmans, sous le contrôle exclusif de l'Etat Islamique.
Par la suite, la conquête se poursuivra vers l'Afrique du Nord et subsaharienne afin d'établir un vaste front faisant face à l'occident.

A l'heure ou l'opinion publique occidentale est plus préoccupée par les problèmes de chômage, de pouvoir d'achat, de sauvegarde de certains privilèges et de retraite, les citoyens européens n'ont pas encore pris réellement conscience du danger extrême qui les menace à moyen terme et ce, malgré les récents assassinats de ressortissants américains, britanniques et français.
Nous sommes pourtant bien en face d'une barbarie qui n'a jamais été aussi loin, dans le domaine de l'horreur, sur les populations civiles depuis le génocide du Rwanda.
Une barbarie qui, progressivement, nous entraîne dans une guerre qui ne constitue pas un choix mais une nécessité de survie imposée par des individus tout droit sortis du moyen-âge.
Des barbares issus des ténèbres les plus profonds, mais qui maîtrisent cependant remarquablement bien les outils modernes de communication tels qu'internet.
Ces outils, principalement grâce aux réseaux sociaux qui ont une portée planétaire, leur permettent d'entretenir une propagande constante, d'influencer les esprits égarés et d'inspirer, par l'image, la terreur la plus absolue à des milliers de kilomètres de leurs crimes odieux.
Aussi, en ce dernier trimestre de l'année 2014, la question primordiale qui vient à l'esprit est de savoir comment peut-on agir pour endiguer l'avancée de ce qui représente le plus grave fléau de ce début de 21eme siècle.
Car, il ne faut pas se faire d'illusions !
Ce ne sont pas les présentes frappes aériennes qui viendront à bout de l'Etat islamique.
Les pertes enregistrées par ces terroristes, suite à ces bombardements, ne porteront pas un coup d'arrêt à leur puissance destructrice.
Tout au plus, un ralentissement temporaire peut être espéré.
L'une des tactiques de ces criminels étant de se servir de la population comme bouclier humain, les pertes sur le terrain risquent très vite de concerner, en majorité, les populations civiles qui finiront par se retourner contre les pays auteurs des bombardements. 
Les cibles à détruire vont immanquablement se raréfier.

Au delà de la dimension émotionnelle qui nous pousse à réagir au coup par coup mais sans grandes conséquences pour l'Etat islamique, il me paraît important de préparer, peu à peu, l'opinion publique à ce qui risque vite de devenir une évidence.
L'entrée en guerre pure et dure de l'occident !
J'ai la conviction qu'une intervention terrestre se révélera indispensable pour stopper l'avancée de ces barbares.
Et dans ce genre de guerre, il sera fondamental d'utiliser les mêmes méthodes impitoyables que l'ennemi, en mettant de côté nos valeurs et notre code moral qui constituent une vulnérabilité majeure face à un tel adversaire. 
Ce sera l'Etat islamique ou nous et compte tenu de la folie meurtrière de ces fanatiques, il ne saurait y avoir de paix sans leur totale éradication.
Nous ne sommes pas ici confrontés à un état comme nous l'entendons sur le plan politique et diplomatique, où la convention de Genève pourrait s'appliquer, mais à une bête immonde, avide de sang et dénuée de toute sensibilité.
Aussi, elle doit être traitée comme telle, sans la moindre pitié, ni faiblesse, sans demi-mesure qui lui permettrait de renaître de ses cendres.
Mais dans ce combat, la création d'une véritable coalition composée de nations occidentales, de pays musulmans de la région et de zones plus lointaines, est vitale pour se donner toutes les chances de détruire définitivement l'Etat islamique, et éviter que ce conflit soit systématiquement assimilé à une guerre de religion ou de civilisations.
Il ne s'agit plus ici de savoir qui est chrétien ou musulman mais de s'unir fermement pour anéantir un ennemi commun qui va progressivement affaiblir tous les états de la région avant de s'attaquer au étapes suivantes situées à l'ouest et au nord.
Et pour cela, il me semble stratégiquement nécessaire de trouver un terrain d'entente avec l'Iran, qui est un acteur incontournable dans la région et qui dispose de moyens importants.
Nous devons franchir ce pas, quitte à accepter des compromis.
Devant des heures aussi graves, il convient de mettre de côté les divergences et les coups bas pour éliminer une monstruosité innommable.
Il nous faut donc nous préparer à un conflit long et meurtrier dans les sables du désert mais aussi sur notre propre sol.
D'autres otages occidentaux seront de nouveau exécutés.
Des attentats finiront pas toucher directement les villes occidentales ; cela est inévitable.

Nous serons forcés de subir les conséquences de notre engagement dans cette lutte féroce.
Notre capacité de résilience sera régulièrement testée et devra demeurer infaillible. 

Nos lois républicaines devront être repensées pour s'adapter à la situation, même si celles-ci empiètent sur une partie de nos libertés.
Nous payons aujourd'hui notre trop grande tolérance et il nous faut promptement en tirer les conclusions qui s'imposent. 
On ne peut plus, indéfiniment, continuer de vouloir le beurre et l'argent du beurre !
Quant aux occidentaux endoctrinés, qui auront choisi de combattre leurs compatriotes, ils ne doivent bénéficier d'aucune espèce de mansuétude. 
S'ils survivent à leur capture, la prison à perpétuité doit devenir la seule sanction applicable.
Et je songe, non sans colère, à ces prétendus intellectuels pourris par un égo surdimensionné, qui cultivent la bien-pensance au nom d'un tolérance illimitée.
Ils crient, haut et fort, à la xénophobie chaque fois qu'on se risque à dénoncer le fanatisme et l'intégrisme, encourageant de fait le développement des extrémismes de tout bord.

En Syrie, en Irak et naturellement en Europe, vont se jouer la pérennité de nos valeurs républicaines et de notre mode de vie mais aussi l'existence de plusieurs pays arabes et musulmans qui n'ont strictement aucun point commun avec le fanatisme religieux.

A l'heure où tous les pays occidentaux ont procédé, au fil des années, à des coupes budgétaires effarantes sur leur poste de la Défense, au point où certains se retrouvent pratiquement désarmés, il est plus que temps de s'interroger sur la nécessite d'inverser la tendance dans les plus brefs délais.
Alors que la première puissance économique européenne, l'Allemagne, possède une armée en état de déliquescence et ne serait pas en mesure d'organiser une offensive militaire du type de celle que nous avons connue au Mali, seuls le Royaume-Uni et la France font encore illusion en Europe.
Ces deux pays restent en mesure de projeter des forces significatives pour épauler les USA.
Mais pour combien de temps ?
Si ceux qui nous gouvernent persistent à sacrifier notre défense sur l'autel des économies budgétaires, dans quelques courtes années, l'Etat islamique, s'il n'était pas rapidement détruit, traversera la méditerranée aussi facilement que les allemands ont contourné la ligne Maginot en 1940.