mardi 30 décembre 2014

Les dérapages de Zemmour et la dictature de la pensée unique


L'éviction d'Eric Zemmour de la chaine d'information Itélé, consécutive à son interview dans le journal italien Corriere Della Serra, début décembre, aura déchaîné toutes les passions dans l'univers politico-médiatique français.
Le polémiste n'en finit plus de susciter la controverse entre ceux qui le soutiennent et ceux qui le détestent.
Les prises de position de plus en plus virulentes d'Eric Zemmour, particulièrement sur l'immigration et sur l'islam, ne sont pas de nature à maintenir la sérénité au sein d'une opinion publique inquiète et divisée sur ces deux sujets extrêmement sensibles.
Encouragé par le sucés incontestable de son dernier livre " Le suicide français", Eric Zemmour, euphorique, a sans aucun doute manqué de discernement et même d'intelligence au cours de ce fameux interview où, trop imbu de lui-même, il n'a pas vu le piège se refermer sur lui.
Certes, le journaliste italien a confirmé qu'Eric Zemmour n'avait jamais prononcé le fameux mot, à l'origine de tout, " déportation " au sujet des musulmans, contrairement à ce qu'une certaine presse, la bave aux lèvres, avait annoncé.
Cependant, il faut reconnaître honnêtement que certains propos ou certaines attitudes du polémiste, dans cette même interview, ont créé un véritable malaise et de ce fait ont terni les valeurs du vivre ensemble.
Il me paraît en effet inacceptable de stigmatiser sans cesse une religion sous prétexte que de dangereux extrémistes agissent en son nom.
 
Itélé devait-elle pour autant licencier Eric Zemmour ?
Les autres médias pour lesquels travaille le polémiste n'ont pas suivi l'exemple de cette chaîne d'information et personnellement, je pense que c'est une bonne chose car, malgré ses dérives, la présence d'Eric Zemmour, dans le monde médiatique, me paraît indispensable pour faire contrepoids à la dictature insidieuse du politiquement correct.
Cela dit, il me semble que si les responsables d'Itélé ont estimé qu'Eric Zemmour avait dépassé les limites du tolérable et que par conséquent il ne correspondait plus à l'image que souhaite véhiculer la chaîne d'information, des décisions s'imposaient.
On peut les regretter mais celles-ci ne sont pas condamnables pour autant.
Tout ne peut être dit au nom de la seule liberté d'expression, qui n'exonère pas du devoir de respect des peuples et des religions.
 
Cependant, en dehors du cas spécifique d'Eric Zemmour, j'ai la conviction que dans une démocratie qui est sûre de ses valeurs et qui a la volonté farouche d'en défendre les principes, la confrontation des idées et les différents courants de pensée devraient pouvoir s'exprimer sans craintes dès lors que cette expression ne dépasse pas la frontière du respect qui est dû à tous et apporte des éléments de preuves incontestables.
Il ne me semble pas choquant de dénoncer ouvertement des vérités connues de tous, que beaucoup d'entre nous n'osons pas aborder par crainte d'être catalogué dans la case de la xénophobie.
- Affirmer haut et fort que l'intégrisme musulman progresse dangereusement en France et qu'il est nécessaire de le combattre, sans la moindre tolérance, est une pure évidence.
Il suffit de s'informer un minimum des affaires du monde et de se promener en France, dans certaines rues, pour prendre conscience de l'avancée inexorable de l’obscurantisme pur et dur.
- Déclarer que de nombreux français au pouvoir d'achat très limité ont déserté des quartiers entiers de certaines villes de France, pour laisser la place à des étranger, dont le mode de vie est incompatible avec le leur, est également une vérité, aussi crue soit-elle.
Il ne serait pas difficile pour les médias de trouver des milliers de témoins qui ont vécu ce douloureux désagrément au cours des précédentes décennies.
- Annoncer qu'une certaine catégorie de gens du voyage constitue une véritable nuisance pour les habitants des villes où elle séjourne est encore une vérité indéniable.
Il suffirait de permettre aux forces de police et de gendarmerie de s'exprimer librement pour avoir confirmation de la recrudescence des cambriolages et des larcins, lorsque ces gens du voyage montrent le bout de leur nez.
Or, les défenseurs de l'ordre républicain sont astreints au silence absolu sur ce sujet.

Malheureusement, nous vivons désormais sous le règne de la pensée unique et formatée, où le politiquement correct est une discipline obligatoire, stricte et qui ne tolère aucune déviance, aucune latitude.
Au nom d'une bien pensance nauséeuse, il n'est plus possible de formuler la moindre idée qui dénoncerait les méfaits avérés d'une communauté spécialiste de la victimisation ou les dérives notoires d'une religion qui tarde à faire le ménage dans ses rangs.
Au nom de cette sacro-sainte bien pensance et pour éviter d'être cloué au pilori, il est de rigueur de cacher certaines vérités qui, soi-disant, attiseraient la haine.
Et pour pousser au ridicule cette politique systématique de la bien pensance, on en vient même à attaquer en justice des auteurs de bandes dessinées célèbres dans le monde entier, vieilles de plus de 60 ans, pour atteinte au respect de la dignité humaine.
Sous prétexte " du respect de la dignité humaine ", expression placée à toutes les sauces, nous assistons progressivement à une hégémonie de la bêtise dans toute sa splendeur.
Et pendant ce temps-là, alors que jouer la politique de l'autruche devient un sport national imposé et que la bêtise se développe à grandes enjambées, le FN poursuit sa progression dans les sondages pour se positionner déjà au second tour des présidentiels de 2017.

Rien n'arrive par hasard au sein d'une société où l'homme est entièrement responsable de son évolution, positive comme négative.

En attendant, Eric Zemmour fait plus que jamais parler de lui, malgré ses récents déboires.
Aussi, si ce monsieur se laisse aller à des dérapages de langage coupables, qu'il convient de dénoncer, ses propos ne sont pas toujours empreints d'insanités et correspondent parfois, et malheureusement, à une certaine vérité.
Diaboliser Eric Zemmour, comme on a toujours tenté de le faire avec le FN, ne le fera pas disparaître de la sphère médiatique et ne contribuera pas à amoindrir son influence.
L'existence et la pérennité de quelques personnages controversés, à l'image de certains partis à l'idéologie douteuse, sont le plus souvent garanties par l'incohérence et l'aveuglement stupide de prétendus hauts responsables politiques qui, bien à l'abri dans leurs confortables bureaux, ont perdu depuis longtemps le sens des réalités.
Pauvre France !

vendredi 14 novembre 2014

Gabon : " Nouvelles Affaires Africaines ", le livre de la discorde



Le dernier livre du journaliste français d'investigation Pierre Péan " Nouvelle Affaires Africaines : Mensonges et pillages au Gabon " est actuellement à l'origine d'une grande confusion et d'une importante polémique dans la capitale gabonaise, entre l'opposition et le régime en place.

En effet, dans son livre que j'ai eu l'opportunité de lire ces derniers jours, Pierre Péan relance essentiellement le débat sur certains points on ne peut plus litigieux de l'univers politique gabonais.

- Les origines d'Ali Bongo, dont l'acte de naissance aurait été falsifié afin qu'il puisse se présenter à l'élection présidentielle de 2009 ;
(Article 10 de la Constitution gabonaise : Toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la présidence de la République. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération.)

- Le pourcentage de voix obtenues au cours de cette élection, qui serait inférieur à au moins un des autres candidats en lice, ceci sous le regard bienveillant de la France ;

- L'irrégularité de certains de ses diplômes ;

- Le pillage en règle des richesses du pays par le clan Bongo, avec la complicité très active de certains gabonais d'origine étrangère, qui seraient les véritables maîtres du pays.

Pierre Péan n'est pas à son premier coup d'essai en matière de révélations scandaleuses sur le Gabon puisque qu'en 1983, il avait déjà publié un livre très controversé sur le défunt président Omar Bongo, disparu en 2009, et le rôle très trouble de la France avec ses anciennes colonies dans " Affaires Africaines ".
Déjà, à l'époque, cet ouvrage avait suscité une grande émotion dans le pays.

Pierre Péan a été en son temps un grand habitué du palais présidentiel de Libreville où il y circulait comme chez lui.
Aussi, il ne fait pas de doute qu'il a toujours gardé de très bonnes relations au Gabon avec certains personnages qui ont été ou sont encore influents dans le pays et qui disposent d'une grande connaissance de la société gabonaise et de l'histoire politique locale.
Ceci étant, malgré les informations dont il fait étalage, Pierre Péan n'apporte, malheureusement, aucune preuve de ce qu'il écrit dans son livre et se contente de répéter ce qu'on lui aurait dit ou ce qu'il aurait entendu dire par ci et là.
On comprend naturellement que ses sources, pour des raisons sécuritaires, doivent être protégées et ne souhaitent, d'aucune sorte, apparaître au grand jour.
Cependant, les révélations de Pierre Péan ont depuis longtemps été déjà rapportées par certains journaux d'opposition gabonais qui n'ont pas hésité à risquer les foudres du régime en dévoilant, à tort ou à raison, également sans preuves, exactement le même type d'informations.
On peut donc s'étonner de l'ampleur de la discorde qu'aura suscité son livre alors que les gabonais sont depuis longtemps informés des rumeurs qui circulent dans le pays au sujet de la famille Bongo et tout particulièrement de l'actuel chef de l'état.
Les prétendues révélations de Pierre Péan ne sauraient donc, en aucune manière, constituer un scoop mais s’apparenteraient plutôt un non évènement.
Personnellement, comme beaucoup de monde, je n'ai rien appris de nouveau à la lecture de " Nouvelles Affaires Africaines ".
Aucune preuve tangible ne venant étayer les diverses accusations, j'ai même éprouvé une relative déception en découvrant le contenu de ce livre qui n'est qu'un simple pamphlet accusateur.

L’opposition gabonaise aura donc profité de la sortie de cet ouvrage pour avancer ses pions et tenter de mettre ainsi la pression sur le régime en place.
La marche organisée hier après-midi par plusieurs leaders de l'opposition, en direction du tribunal de Libreville, afin de porter plainte contre la président Ali Bongo, pour faux et usage de faux, au sujet de son acte de naissance, m'est apparue somme toute affligeante car en décalage totale avec les réels problèmes du pays qui sont essentiellement :

- l'accroissement du chômage,
- la recrudescence de la pauvreté,
- le manque d’accès aux ressources essentielles, l'eau et l'électricité.

En effet, alors que les rumeurs sur la véritable origine du chef de l'état et les doutes sur la bonne conformité de l'élection présidentielle de 2009 reviennent régulièrement troubler le calme relatif du pays depuis plusieurs années, un simple livre d'origine étrangère, suffit donc à réveiller une opposition somnolente, dont le peu de crédibilité tient uniquement à la présence dans ses rangs de Jean Ping, ancien président de le Commission de l'Union Africaine mais également ex ministre du régime d'Omar Bongo.
Un journaliste étranger, certes fin connaisseur des us et coutumes gabonaises, peut donc, à lui seul, sortir des bras de Morphée des opposants qui se détestent cordialement les uns les autres et qui n'ont qu'un seul rêve : Devenir calife à la place du calife.

C'est en 2009, avant et après l'élection présidentielle, que les leaders de l'opposition gabonaise auraient dû trouver le courage de montrer leurs " cojones " et de défiler dans les rues mais pas au terme de 5 longues années qui ont suivi les faits reprochés au président de la République.
Cette opposition serait infiniment plus crédible en cette fin de 2014, si elle préparait plus sérieusement l'élection présidentielle de 2016, en fourbissant ses armes par l'annonce d'un programme économique et politique cohérent, qui montre qu'au fil des ans, celle-ci s'est consolidée et a muri.
Jean Ping semble, à première vue, être l'homme qu'il faut pour guider le pays sur la voie de la démocratie mais ce ne sont pas les gesticulations actuelles, qui n'abordent même pas les problèmes de fond, qui changeront le destin du Gabon dont plus de 95% de la population n'aura connu qu'un seul nom à la tête d'un état, véritable monarchie africaine.

Quant à la panne d'électricité qui a plongé hier soir Libreville dans le noir, pendant une bonne partie de la nuit et qui aurait, soi-disant, empêché les gabonais de suivre à la télévision le compte rendu de la marche de l’opposition par certaines télévisions locales privées, chacun ira de sa propre version sur son origine.
Entre une tentative du régime de bâillonner l'information et une véritable panne électrique dont les cas se multiplient une nouvelle fois depuis une quinzaine de jours, il est aisé de trouver une cause qui arrange les uns et les autres...sans pour autant apporter la moindre preuve de ce qui est annoncé, à l'image de Pierre Péan.
Car les " vérités " formulées sans preuves ne peuvent être assimilées qu'à de la diffamation.
Telle est la loi au Gabon comme en France !
Et finalement, malgré le bruit qu'aura occasionné le livre de Pierre Péan, ses révélations sur le comportement douteux d'une certaine catégorie de la classe politique gabonaise, ne seront qu'un coup d'épée dans l'eau et finiront, dans quelques semaines, rangées dans les oubliettes de l'histoire.

mardi 30 septembre 2014

L'épouvantable Etat islamique ou la doctrine de la terreur


 

Alors que des nations occidentales, aidées par certains états arabes, se mobilisent pour tenter de stopper les offensives de l'Etat islamique en Irak et en Syrie, l'inquiétude dans le monde est grandissante devant les horreurs quotidiennes perpétrées par des barbares dont la stratégie principale consiste à utiliser la terreur dans ce quelle a de plus abjecte.
Les nettoyages ethniques, les exécutions sommaires, l'esclavage sexuel et la destruction des habitudes de vie, alliés à l'application de la charia, représentent la pierre angulaire de la stratégie établie par ces tueurs impitoyables.
L'avancée de cette organisation criminelle a donc provoqué, vers la Turquie et l'Iran, un afflux massif de réfugiés, tant chrétiens que musulmans chiites, tous menacés d'extermination.
La conquête d'une partie de la Syrie mais surtout d'un territoire important en Irak, avec l'aide de groupes locaux sympathisants, dénote de la puissance et de l'influence importantes détenues pas l'Etat Islamique.
Nous sommes confrontés à de véritables guerriers, très bien entraînés, qui ne connaissent pas la pitié et qui sont prêts au sacrifice suprême pour le triomphe de leur épouvantable cause.
Leur arsenal militaire, récupéré sur les troupes syriennes et irakiennes mais également financé par de riches individus situés dans les états du Golf, est en tout point impressionnant.
Leur effectif est estimé aujourd'hui à 35 000 combattants mais il montera à 50 000 puis à 100 000, au regard des nombreux adeptes du djihad, dont de nombreux individus 
désœuvrés en provenance de l'occident, qui affluent en Syrie et en Irak.
Cette armée de fous sanguinaires, disciplinée et bien organisée, infligerait une raclée à bon nombre de pays du Moyen Orient, à l'écrasante majorité des pays africains et à quelques états européens sous équipés.
L'objectif majeur de cette organisation infâme est de briser les frontières des pays arabes alentours pour former, par la force, l'unité des musulmans, sous le contrôle exclusif de l'Etat Islamique.
Par la suite, la conquête se poursuivra vers l'Afrique du Nord et subsaharienne afin d'établir un vaste front faisant face à l'occident.

A l'heure ou l'opinion publique occidentale est plus préoccupée par les problèmes de chômage, de pouvoir d'achat, de sauvegarde de certains privilèges et de retraite, les citoyens européens n'ont pas encore pris réellement conscience du danger extrême qui les menace à moyen terme et ce, malgré les récents assassinats de ressortissants américains, britanniques et français.
Nous sommes pourtant bien en face d'une barbarie qui n'a jamais été aussi loin, dans le domaine de l'horreur, sur les populations civiles depuis le génocide du Rwanda.
Une barbarie qui, progressivement, nous entraîne dans une guerre qui ne constitue pas un choix mais une nécessité de survie imposée par des individus tout droit sortis du moyen-âge.
Des barbares issus des ténèbres les plus profonds, mais qui maîtrisent cependant remarquablement bien les outils modernes de communication tels qu'internet.
Ces outils, principalement grâce aux réseaux sociaux qui ont une portée planétaire, leur permettent d'entretenir une propagande constante, d'influencer les esprits égarés et d'inspirer, par l'image, la terreur la plus absolue à des milliers de kilomètres de leurs crimes odieux.
Aussi, en ce dernier trimestre de l'année 2014, la question primordiale qui vient à l'esprit est de savoir comment peut-on agir pour endiguer l'avancée de ce qui représente le plus grave fléau de ce début de 21eme siècle.
Car, il ne faut pas se faire d'illusions !
Ce ne sont pas les présentes frappes aériennes qui viendront à bout de l'Etat islamique.
Les pertes enregistrées par ces terroristes, suite à ces bombardements, ne porteront pas un coup d'arrêt à leur puissance destructrice.
Tout au plus, un ralentissement temporaire peut être espéré.
L'une des tactiques de ces criminels étant de se servir de la population comme bouclier humain, les pertes sur le terrain risquent très vite de concerner, en majorité, les populations civiles qui finiront par se retourner contre les pays auteurs des bombardements. 
Les cibles à détruire vont immanquablement se raréfier.

Au delà de la dimension émotionnelle qui nous pousse à réagir au coup par coup mais sans grandes conséquences pour l'Etat islamique, il me paraît important de préparer, peu à peu, l'opinion publique à ce qui risque vite de devenir une évidence.
L'entrée en guerre pure et dure de l'occident !
J'ai la conviction qu'une intervention terrestre se révélera indispensable pour stopper l'avancée de ces barbares.
Et dans ce genre de guerre, il sera fondamental d'utiliser les mêmes méthodes impitoyables que l'ennemi, en mettant de côté nos valeurs et notre code moral qui constituent une vulnérabilité majeure face à un tel adversaire. 
Ce sera l'Etat islamique ou nous et compte tenu de la folie meurtrière de ces fanatiques, il ne saurait y avoir de paix sans leur totale éradication.
Nous ne sommes pas ici confrontés à un état comme nous l'entendons sur le plan politique et diplomatique, où la convention de Genève pourrait s'appliquer, mais à une bête immonde, avide de sang et dénuée de toute sensibilité.
Aussi, elle doit être traitée comme telle, sans la moindre pitié, ni faiblesse, sans demi-mesure qui lui permettrait de renaître de ses cendres.
Mais dans ce combat, la création d'une véritable coalition composée de nations occidentales, de pays musulmans de la région et de zones plus lointaines, est vitale pour se donner toutes les chances de détruire définitivement l'Etat islamique, et éviter que ce conflit soit systématiquement assimilé à une guerre de religion ou de civilisations.
Il ne s'agit plus ici de savoir qui est chrétien ou musulman mais de s'unir fermement pour anéantir un ennemi commun qui va progressivement affaiblir tous les états de la région avant de s'attaquer au étapes suivantes situées à l'ouest et au nord.
Et pour cela, il me semble stratégiquement nécessaire de trouver un terrain d'entente avec l'Iran, qui est un acteur incontournable dans la région et qui dispose de moyens importants.
Nous devons franchir ce pas, quitte à accepter des compromis.
Devant des heures aussi graves, il convient de mettre de côté les divergences et les coups bas pour éliminer une monstruosité innommable.
Il nous faut donc nous préparer à un conflit long et meurtrier dans les sables du désert mais aussi sur notre propre sol.
D'autres otages occidentaux seront de nouveau exécutés.
Des attentats finiront pas toucher directement les villes occidentales ; cela est inévitable.

Nous serons forcés de subir les conséquences de notre engagement dans cette lutte féroce.
Notre capacité de résilience sera régulièrement testée et devra demeurer infaillible. 

Nos lois républicaines devront être repensées pour s'adapter à la situation, même si celles-ci empiètent sur une partie de nos libertés.
Nous payons aujourd'hui notre trop grande tolérance et il nous faut promptement en tirer les conclusions qui s'imposent. 
On ne peut plus, indéfiniment, continuer de vouloir le beurre et l'argent du beurre !
Quant aux occidentaux endoctrinés, qui auront choisi de combattre leurs compatriotes, ils ne doivent bénéficier d'aucune espèce de mansuétude. 
S'ils survivent à leur capture, la prison à perpétuité doit devenir la seule sanction applicable.
Et je songe, non sans colère, à ces prétendus intellectuels pourris par un égo surdimensionné, qui cultivent la bien-pensance au nom d'un tolérance illimitée.
Ils crient, haut et fort, à la xénophobie chaque fois qu'on se risque à dénoncer le fanatisme et l'intégrisme, encourageant de fait le développement des extrémismes de tout bord.

En Syrie, en Irak et naturellement en Europe, vont se jouer la pérennité de nos valeurs républicaines et de notre mode de vie mais aussi l'existence de plusieurs pays arabes et musulmans qui n'ont strictement aucun point commun avec le fanatisme religieux.

A l'heure où tous les pays occidentaux ont procédé, au fil des années, à des coupes budgétaires effarantes sur leur poste de la Défense, au point où certains se retrouvent pratiquement désarmés, il est plus que temps de s'interroger sur la nécessite d'inverser la tendance dans les plus brefs délais.
Alors que la première puissance économique européenne, l'Allemagne, possède une armée en état de déliquescence et ne serait pas en mesure d'organiser une offensive militaire du type de celle que nous avons connue au Mali, seuls le Royaume-Uni et la France font encore illusion en Europe.
Ces deux pays restent en mesure de projeter des forces significatives pour épauler les USA.
Mais pour combien de temps ?
Si ceux qui nous gouvernent persistent à sacrifier notre défense sur l'autel des économies budgétaires, dans quelques courtes années, l'Etat islamique, s'il n'était pas rapidement détruit, traversera la méditerranée aussi facilement que les allemands ont contourné la ligne Maginot en 1940.

dimanche 31 août 2014

Mohammed VI : Les prémices d'une laïcité à la marocaine


En promulguant une nouvelle loi, par décret royal, sur la réglementation du statut des imams, le roi du Maroc, Mohammed VI, vient de révolutionner les habitudes religieuses et politiques de son pays.
Désormais, les imams ont l'interdiction de pratiquer toute activité politique ou syndicale pendant l'exercice de leur mission.
Ils ne peuvent plus exprimer la moindre sensibilité politique et sont dans l'obligation absolue de ne prêcher que des valeurs de fraternité et de tolérance, en incitant les fidèles à pratiquer le bien et à rejeter le mal.
Ce décret royal impose aux imams un principe de neutralité et d'impartialité qui garantit, à l'intérieur des mosquées, l'harmonie et la spiritualité.

Il rappelle, explicitement que :  
- "L'islam est un patrimoine collectif et personne n'a le droit de se l'approprier en exclusivité pour l'opposer aux autres."
- "Les partis politiques ne peuvent être fondés sur une base religieuse, linguistique, ethnique ou régionale, ou, d'une manière générale, sur toute base discriminatoire ou contraire aux Droits de l'Homme."
- "La croyance en Dieu ne doit pas être un sujet de discorde mais plutôt l'occasion où les âmes s'élèvent pour aimer Dieu et son prochain, loin des divisions et des conflits d'intérêts que peuvent introduire la politique et les affrontements des groupes dans leur quête du pouvoir."

On assiste ici tout simplement à la séparation de la religion et de la politique, chose qui était totalement inconcevable dans un pays musulman.
Par son action, Mohammed VI ouvre les portes du Maroc à laïcité.
Alors que le roi doit composer avec un gouvernement islamiste, plus ou moins modéré, on peut imaginer la puissance du message qu'il a envoyé à ceux qui seraient tentés d'emprunter des chemins obscures, où règneraient le sectarisme primaire.
Mohammed VI vient donc de porter un coup très dur à ces prétendus religieux, toujours plus nombreux, qui, sous le couvert de l'islam, prônent la haine et la guerre sainte afin de favoriser l'avancée d'une doctrine moyenâgeuse.
Et dans une période où le radicalisme et le fanatisme religieux gagnent chaque jour un peu plus de terrain, il faut apprécier, à sa juste valeur, le courage d'un roi qui n'a pas l'intention de laisser son pays aux mains d'intégristes qui n'ont plus leur place dans la société marocaine.
Sans doute assistons-nous à l'émergence d'un Maroc démocratique, prônant un islam moderne, véritablement en avance sur son temps.
Pour réaliser cet objectif, le Maroc dispose de nombreux jeunes imams formés dans des écoles sérieuses et de haut niveau.
Ces dernières inculquent un mode de pensée qui tend vers la tolérance et le respect des différences.
Lorsque l'on sait que le ministère des Affaires Islamiques a décrété que pour prétendre à la fonction d'imam, il fallait avoir moins de 45 ans, on ose espérer que les vieux prêcheurs aux idées rétrogrades n'auront que très peu de capacité de nuisance.

Cependant, malgré la portée immense de ce décret royal sur tout le pays, il convient de demeurer prudent et de ne pas s'enflammer.
Même si la majorité des marocains approuve la réforme entreprise par son monarque, la branche dure des islamistes ne l'entend sans doute pas de cette oreille.
Les prochains mois nous apporteront quelques éclaircissements, en nous indiquant comment les intégristes locaux, dont le nombre et l'influence ne sont pas négligeables, auront digéré la réforme royale.

Aussi, au niveau du monde musulman, des questions importantes méritent d'être posées. 
- Quelles sont les valeurs que peut véhiculer une telle réforme face au fanatisme religieux ?
- Dans quelle mesure Mohammed VI ne risque pas d'être considéré comme un ennemi de l’islam par certains esprits dégénérés et par quelques états arriérés ?
- Comment sont réellement perçues ces réformes par les autres pays du Maghreb et les différents états du Moyen-Orient ? 

Il est bien évident que si la décision de Mohammed VI de mettre de l'ordre dans le statut des imams était montrée en exemple dans un certain nombre de pays musulmans, au-delà de l'aura dont bénéficierait le roi du Maroc, on assisterait à une transformation culturelle sans précédent dans l'histoire de l'islam.

Quant à la France qui se trouve de plus en plus aux prises avec l'intégrisme religieux et qui paraît plus que jamais désarmée face au fanatisme, trop embourbée dans la bien-pensance, au nom de la liberté de conscience et des lois républicaines sensées protéger les citoyens, elle a incontestablement des leçons fondamentales à tirer des réformes salvatrices de Mohammed VI.
L'exemple de ces réformes sur le statut des imams s'impose assurément dans l’hexagone, en y adoptant en plus un concept spécifiquement français.
Il est urgent de recadrer rigoureusement la fonction des imams en France, où 80 à 90% d'entre eux sont d'origine étrangère.
La plupart est formé dans les pays du Maghreb ou, beaucoup plus grave, dans la péninsule arabique, dont on connait la totale absence de respect en matière de tolérance religieuse.
De nombreux prêches, dans les mosquées de France, sont délivrés en arabe alors que la communauté musulmane du pays, dans son écrasante majorité, est francophone.
Une formation en France des imams qui prêchent sur le territoire national, est donc primordiale.
Devant la poussée de l'intégrisme religieux, l'application d'un "islam de France" apparaît comme une évidence, tout en préservant les traditions séculaires de cette religion.
Cela passe par une formation obligatoire sur la pratique de la langue française, sur la connaissance de l'histoire du pays, de ses traditions et de ses lois.
Il est essentiel que les imams prêchant en France soient reconnus et agréés officiellement par les pouvoirs publiques, afin de s'assurer qu'ils ne véhiculent que des messages conformes aux valeurs républicaines.
Ceux qui contreviendraient au règlement doivent être expulsés sans recours possible s'ils sont étrangers, ou interdit temporairement, voire définitivement de prêcher s'ils sont français.
A l'image d'un curé, d'un pasteur ou d'un rabbin, l'imam doit s'intégrer au sein de la société française avant de prétendre rapporter la parole de Dieu auprès des fidèles.

A l'exemple du roi du Maroc, l'heure est venue d'avoir le courage d'entreprendre des réformes, pour le bien et la sécurité du pays, dans le respect des différences de chacun.
Alors que la laïcité, peu à peu, prend forme au Maroc, celle-ci, en France, doit être à tout prix préservée pour ne pas devenir, à terme, un mot dénué de sens dans le pays qui en a élaboré les principes en 1905.

mardi 29 juillet 2014

Conflit israélo-palestinien : Un air de déjà vu !


 

Depuis trois semaines, le conflit israélo-palestinien est une nouvelle fois revenu sous les feux de l'actualité.
Les opérations militaires dans la bande de Gaza, menées par l'état hébreu contre le Hamas, ne sont que la suite des nombreux épisodes d'un conflit interminable dont il semble qu'on ne verra jamais l'issue.
Malgré d’innombrables efforts déployés par divers pays, aucune solution durable n'a jamais été trouvée et on constate désormais une lassitude générale des principaux acteurs étrangers, qui depuis des décennies, ont tenté plus ou moins maladroitement, de mettre un terme à ce qu'il convient d'appeler une " tuerie perpétuelle ".
Aujourd'hui encore, beaucoup d'entre nous éprouvent le plus grand mal à comprendre l'origine des évènements actuels tant ils paraissent provenir de la nuit des temps. 
Aussi, la réalité est extrêmement difficile à décrypter lorsque nous nous trouvons à plusieurs milliers de kilomètres des faits.
Et dans ce genre de guerre asymétrique, où les moyens militaires d’Israël sont infiniment supérieurs à ceux du Hamas, devant le nombre de victimes civiles où on observe, impuissants, la mort de centaines de femmes et d'enfants, notre compassion se tourne naturellement vers les souffrances du peuple palestinien.
Car quelles que soient les raisons qui poussent Israël à bombarder la bande de Gaza, on ne peut être que bouleversé par la mort de civils innocents qui ne demandaient qu'à vivre paisiblement
Aussi, il n'est pas nécessaire d'être antisémite pour éprouver, au plus profond de soi, un sentiment d'horreur et de révolte devant le spectacle macabre qui s'offre quotidiennement à nos yeux.
Et ce ne sont pas les arguments des autorités israéliennes qui indiquent qu'elles préviennent toujours les habitants de Gaza afin qu'ils quittent leur zone de vie avant un bombardement, qui changeront quoi que ce soit au sentiment d'indignation qui nous anime, devant la souffrance d'un peuple martyrisé.
Je ne ferai pas ici le procès d'Israël qui cherche à éliminer avant tout les membres du Hamas dont l'organisation est considérée comme terroriste par la communauté internationale.
Devant l'émotion palpable qui nous assaille, on finit par oublier qui est le Hamas et ce qu'il représente.
Le Hamas est un régime dictatorial islamique qui est arrivé démocratiquement au pouvoir en 2006, après des élections législatives surveillées par des observateurs de l'Union Européenne, et qui ont vu la défaite du Fatah, mouvement de libération de la Palestine fondé à l'origine par Yasser Arafat. 
Les Palestiniens ont donc librement fait le choix de porter cette organisation au pouvoir.
Or, le but du Hamas est officiellement de détruire l'état d'Israël et de le remplacer par un état palestinien islamique.
Je ne vais pas m’appesantir sur les actions prônées par le Hamas mais il faut tout de même comprendre, qu'au regard de la doctrine qu'il tente de mettre en application, Israël n'a pas l'intention d'accorder le moindre cadeau à un ennemi mortel, dont les objectifs sont clairs et précis quant à la destinée de l'état Hébreu.
Cela dit, malgré les attaques à la roquette du Hamas sur le territoire israélien, rien ne saurait justifier les massacres de civils causés par les bombardements dans la bande de Gaza.
Et cela, même si le Hamas se sert de la population palestinienne comme bouclier humain, en lançant volontairement ses roquettes à partir de zones fortement habitées, d'hôpitaux ou d'écoles, pour provoquer des représailles qui susciteront la désapprobation de la communauté internationale.
En sacrifiant sciemment le peuple palestinien, par l'emploi d'une tactique militaire criminelle, le Hamas prouve une nouvelle fois, si besoin était, qu'il n'a jamais accordé la moindre valeur à la vie, fusse-t-elle celle de ses propres compatriotes.
Si les responsabilités de l'état hébreu sont incontestables dans les souffrances des civils palestiniens, il ne saurait être question d'ignorer la part prépondérante prise par le Hamas dans les horreurs actuelles.

Au-delà de cette incapacité historique d'Israël et de la Palestine à trouver de réelles solutions de paix, il convient de se poser la question de savoir, s'il existe encore aujourd'hui des hommes capables de permettre aux belligérants de parvenir à un consensus où les différentes parties accepteraient enfin de cohabiter.
Le dernier homme qui était sur le point de gagner la paix s'appelait Yitzhak Rabin mais il a payé de sa vie l'immense espoir que son action avait suscité, assassiné par un extrémiste juif.
Après toutes ces années de travail infructueux, je crois qu'il est temps pour les USA, qui n'ont jamais pu apporter de solutions aux différents conflits israélo-palestiniens, de laisser leur place à d'autres intervenants.
Malgré leur poids économique, politique et militaire, les Etats-Unis se sont montrés toujours trop proches d'Israël pour donner l'image d'un état neutre, susceptible de proposer des solutions qui ne soient pas suspectées de favoriser Israël. 
Leur rôle s'est donc souvent avéré contre-productif.
Barack OBama semble d'ailleurs l'avoir bien compris, puisqu'il est sans aucun doute, le premier président américain à s'investir relative peu dans le conflit, malgré l'influence toujours aussi importante du lobby juif dans son pays qui, lui aussi, a une grande responsabilité dans la continuité de ce conflit.
Aujourd'hui, le challenge principal consisterait à réunir, en territoire neutre, les dirigeants israéliens et ceux du Hamas pour tenter une médiation qui puisse convenir aux deux parties.
Et si pour parvenir à une solution de paix, il était nécessaire de ne plus reconnaître le Hamas comme une organisation terroriste, qu'il en soit ainsi.
Mais il faudrait pour cela que le Hamas, de son côté, cesse de préconiser la destruction d'Israël, une position totalement inacceptable dans d'éventuels pourparlers de paix. 
J'ai malheureusement le sentiment que nous faisons face à une mission impossible tant les haines réciproques sont imprégnées dans l'esprit des deux belligérants.
Pourtant, le premier ministre israélien, Monsieur Nétanyahou, devrait prendre plus sérieusement en compte les désirs d'une partie non négligeable de son opinion publique qui, lassée par une guerre interminable, appelle de ses vœux une paix réelle et durable.
Cette partie de l'opinion publique n'a jamais été aussi importante depuis la création de l'état d’Israël en 1948. 
Il existe des signes incontestables qui enjoignent de changer l'histoire et qu'on ne peut indéfiniment ignorer.
En attendant, le peuple palestinien continue de mourir sous les bombes israéliennes et de jeunes soldats de l'état hébreu sont tués dans une guerre sans nom, dont les réels objectifs sont flous et le plus souvent irréalisables.

J'achèverai mes propos en évoquant les manifestations organisées en France pour soutenir le peuple palestinien.
Celles-ci sont on ne peut plus légitimes au regard de l'émotion immense causée par les bombardements israéliens.
Cependant, personnellement, je n'y participerai jamais. 
Malgré toute la compassion que je ressens pour le peuple palestinien, j'éprouverais le sentiment profond et fort désagréable de soutenir la méthode " bouclier humain " du Hamas.
Certains prétendus défenseurs des droits de l'homme condamnent avec vigueur ceux qui envoient les bombes mais ignorent savamment ceux qui, pour faire avancer leur idéologie, les attirent volontairement contre leur propre peuple.
Cette attitude de deux poids, deux mesures, est pour moi intolérable.
Et pendant ce temps là, alors que les souffrances du peuple palestinien monopolisent l'attention internationale, les chrétiens d'Irak sont pourchassés par les jihadistes et eux aussi martyrisés sans que cela éveille la moindre compassion de la part d'une opinion publique française décidément bien sélective dans sa capacité à l'indignation.

samedi 5 juillet 2014

Algériens ou franco algériens : l'éternelle violence d'une importante minorité francophobe

 

Lorsque l'équipe nationale de football algérienne a battu celle de la Russie le 27 juin dernier, la population d'Alger a dignement fêté ses héros du moment, en dansant et en chantant dans les principales artères de la capitale.
Il n'a été déploré aucun incident particulier et les gens se sont séparés, au bout de la nuit, dans la ferveur et la joie.
Il faut dire que si des fauteurs de troubles avaient envisagé un seul instant de gâcher la fête, ils auraient trouvé à qui parler avec les fameuses unités spéciales de l'armée algérienne.
Celles-ci auraient traité le problème à leur manière, une méthode absolument inenvisageable pour la police française, dont les instructions sont de maintenir l'ordre les mains attachées dans le dos, dès lors qu'il s'agit d'empêcher de sévir des voyous d'origine algérienne.
En France, fêter la réussite de l'équipe d'Algérie a consisté systématiquement, pour certaines crapules, à tout saccager sur leur passage en incendiant des véhicules, en détruisant et en pillant des magasins puis en agressant les pompiers et les forces de l'ordre.
Ces émeutes insurrectionnelles, fomentées par une racaille bien consciente de son impunité quasi assurée, auront une nouvelle fois donné une image exécrable des algériens, naturalisés ou non, vivant en France.
Bien-sûr, on répètera à foison qu'il ne faut surtout pas faire de stigmatisation et cela est juste mais de nombreux français sont de plus en plus excédés par ces salopards qui pourrissent régulièrement leur existence et dont la vraie place se situe en prison ou...en Algérie.
J'éprouve un dégoût viscéral pour ces sinistres voyous qui sévissent régulièrement en France en toute impunité et qui surfent constamment sur la crainte des autorités françaises de se voir accusées de xénophobie, si un seul de ces individus finissait à l'hôpital ou pire, au cimetière.
Lors des derniers débordements dus aux succès de l'équipe nationale d'Algérie, les forces de l'ordre ont procédé à moins de 100 interpellations dans toute la France.
Un chiffre dérisoire !
En fait, il s'agissait en premier lieu de ne surtout pas stigmatiser cette pauvre communauté d'origine algérienne, tellement martyrisée par la République française.
Et si Manuel Valls a osé qualifier d'"insupportable" le comportement des casseurs, toujours dans le but d'éviter la stigmatisation, il a volontairement minimisé les troubles en rejetant la responsabilité des dégâts sur une petite minorité d'égarés.
Ce que ne dit pas le Premier ministre, qui préfère rester dans le déni, est que cette prétendue minorité est largement soutenue par plusieurs milliers d'algériens, français ou non, et autres ressortissants arabo-musulmans, plus ou moins sympathisants d'un islam radical et qui constituent l'arrière cour des émeutiers et casseurs.
Monsieur Valls ne reconnaîtra jamais publiquement que cette soi-disant minorité est suivie avec beaucoup d'intérêt par des pays aussi peu fréquentables que le Qatar et l'Arabie Saoudite, où la femme a moins de valeur qu'un cheval où les églises sont interdites et où les très rares chrétiens autochtones qui se cachent risquent la peine de mort.
Et à travers ces émeutes provocatrices qui surviennent à n'importe quelle occasion festive, ce n'est pas seulement l'échec de l'intégration qui nous explose à la face mais c'est aussi le résultat de l'avancée inexorable de l'intégrisme islamique au sein de la République.
L'islam radical triomphant, de plus en plus agressif, est incontestablement un accélérateur de cette hostilité permanente envers tous les symboles républicains et, plus globalement, le monde chrétien.
On assiste de plus en plus régulièrement à des provocations ou des incidents qui en disent long sur l'état d'esprit de cette prétendue minorité dont les politiques s'évertuent, lamentablement, à minimiser les actions et à en occulter les conséquences.
Les évènements survenus en 2001, lors du fameux match de football France Algérie, où la Marseillaise avait été copieusement sifflée par les supporters d'origine algérienne, qui avaient fini par envahir le terrain, n'étaient pas des incidents mineurs ou des actes isolés. 
Ils révélaient déjà la profonde hostilité, envers la France, d'une jeunesse dont la majorité avait la nationalité française par défaut.
Aussi, les graves émeutes de 2005, qui ont enflammé les banlieues et marqué durablement l'opinion publique, ne sont que les prémices de ce que nous supporterons régulièrement dans les prochaines années, si nos politiques refusent de retirer les œillères qu'ils se sont eux-mêmes fabriquées pour ne pas voir la réalité en face.
Le nombre de plus en plus important de femmes voilées dans les espaces publiques, dont le but principal est de provoquer et d'intimider, sont des signes qui ne trompent pas.
Et que dire de ces nombreuses mosquées qui se construisent aux quatre coins de la France avec la complicité active des élus, dont les ambitions politiques démesurées les poussent à s'acoquiner avec certains extrémistes religieux connus de tout le monde ?
Je n'ai rien contre les mosquées qui sont des lieux de prière éminemment respectables, au même titre que les églises.
Cependant, l'intégrisme religieux se montrant de plus en plus menaçant, une enquête rigoureuse sur l'origine et la réputation de ceux qui tentent d'implanter des mosquées un peut partout en France, me parait primordial.
C'est à mon sens une question de sécurité nationale alors que tous les clignotants oscillent entre l'orange et le rouge vif au sujet de l'offensive de l'extrémisme religieux en France.
Alors que certains responsables, au sein des associations contre le racisme, continuent d'affirmer que les diverses communautés étrangères sont souvent discriminées par les français de souche et leurs gouvernements respectifs, ils passent volontairement sous silence tous les efforts qui ont été déployés par l'état pour tenter d'aider à une meilleure intégration.
Ils évoquent, une fois encore, l'échec de cette intégration qui serait de la seule responsabilité de l'état français, pour avoir délaissé une jeunesse paisible, qui ne demandait qu'à obtenir sa chance.
Si l'état a incontestablement commis des erreurs, il convient de rappeler que des sommes astronomiques ont été investies dans les banlieues, en pure perte.
La fameuse discrimination positive à l'embauche, tant vantée, n'a eu que des effets limités.
Quant à la discrimination positive pour les prestations sociales, dont de nombreux français de souche n'ont pas le droit de bénéficier, celle-ci a fait l'objet d'une multitude de fraudes qui a coûté une fortune aux contribuables.
Dans l'administration, des recrutements, hors concours, pour les postulants d'origine immigrée ont engendré des résultats peu convaincants.
Comme le dit l'adage : "on ne peut pas forcer à boire celui qui n'a pas soif ".
Tous ce blabla de pacotille sur la faillite de l'assimilation qui serait uniquement dû aux carences de l'état et au racisme présumé des français ne trompent plus l'opinion publique.
Les derniers succès du Front National, aussi regrettables soient-ils, ne peuvent s'expliquer uniquement par la prétendue xénophobie des français qu'il est tellement facile de pointer du doigt.
Le récent sondage de l'hebdomadaire Le Point sur la double nationalité algérienne et française, retiré au dernier moment parce que le résultat s’avérait soi-disant choquant, est un indicateur précis du ras-le-bol d'un peuple qui commence à ouvrir les yeux sur la réalité d'une situation où l'intégrisme religieux est chaque jour plus menaçant.
Cet intégrisme religieux qui s'est progressivement imposé dans les banlieues à forte et moyenne concentration d'habitants d'origine maghrébine, impose peu à peu ses règles moyenâgeuses pour cloisonner de plus en plus les immigrés et leurs descendants dans un système où le moindre désir de s’intégrer dans la société est considéré comme une grave atteinte aux intérêts de l'islam.
On ne peut pas toujours crier à la xénophobie et au racisme sans rechercher les raisons véritables pour lesquelles le comportement des gens est qualifié, à tort ou à raison, comme tel.
L'expérience nous a appris que la diversité, lorsqu'elle est en proie à des différences socio-culturelles et religieuses importantes, ne débouchera jamais sur une société apaisée.
Qu'on ne s'y trompe pas, je ne sous-entends pas que l'islam est incompatible avec la République.
Cependant, le détournement fallacieux des préceptes de l'islam par de prétendus religieux qui prônent le haine de l'occident et qui crachent leur venin au nom de Dieu, rend impossible toute idée de tolérance mutuelle et de partage de valeurs communes.
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas aux français de souche de s'adapter à la culture des immigrés ou à celle des descendants d'immigrés.
Il revient aux étrangers qui vivent en France et aux français d'origine algérienne de respecter la culture du pays où ils vivent.
Il est de leur devoir fondamental de se conformer aux lois de la République.
En matière de lois républicaines, aucune tolérance, même au nom de la religion, ne devrait prévaloir.
Tout refus de respecter la loi et tout comportement violent doivent absolument faire l'objet de sanctions immédiates, sévères et exemplaires.
Or, ces sanctions ne sont pas difficiles à établir mais seule la volonté politique de les appliquer manque.
La prison systématique assortie d'une peine minimum d'un an, après comparution immédiate devant un juge, la suppression pendant 3 à 6 mois de toutes les prestations sociales aux familles et l'expulsion automatique de tous les individus qui ne possèdent pas la double nationalité, me semblent être les sanctions qui s'imposent pour que la peur change enfin de camp.
Ceux qui ne supportent pas les lois de la République et qui en critiquent les principes ne sont pas obligés de rester en France.
Ils ont la possibilité de chercher le bonheur ailleurs et de quitter le pays pour rejoindre celui de leurs parents ou de leurs grands parents.
Sans doute y découvriront-ils la douceur de vivre et le paradis qu'ils n'ont pas trouvés dans cette France injuste et xénophobe.
Là-bas, au sud, ils n'auront plus besoin de cultiver la victimisation permanente pour obtenir tout ce dont ils désirent.
La France est encore un pays libre et la porte du départ leur ait grande ouverte.
C'est avec ardeur et même zèle que je les invite à la franchir sans se retourner.
"One, two, three, viva l'Algérie"... et bon vent !

Je n’achèverai pas mes propos sans exprimer le vif soulagement qui a été le mien lorsque l'équipe d'Algérie a enfin été éliminée de la coupe du monde de football au Brésil.
A ce sujet, j'ai honte pour le ministre de la Culture, Mme Philippetti, qui a déclaré avant le match Algérie Allemagne que : "nous avons tous un petit peu d'Algérie en nous".
Sans doute que si cette charmante dame commandait un sondage pour savoir si les français ont tous un peu d'Algérie en eux, elle prendrait conscience de l'énormité de ses commentaires, dont la bêtise est hallucinante.
Je n'éprouve aucune animosité  envers cette équipe d'Algérie mais une défaite rendant peu probable la sortie des casseurs, je l'ai souhaitée sans aucun complexe.
Aussi, j'ai surtout songé, non sans effroi, à la perspective d'un match entre la France et l'Algérie qui aurait fatalement entraîné de graves débordements, quelque soit le vainqueur.
Il ne fait pas de doute que dans un tel match, les dégénérés ivres de violence qui ont été la cause des derniers troubles, nous auraient rejoué un remake de la triste époque de la guerre d'Algérie.
Une victoire algérienne aurait entrainé un sentiment de supériorité qui se serait traduit par des moqueries, quolibets, insultes et agressions de toute sorte, alors qu'une défaite aurait suscité colère et sentiment de vengeance contre l'ancienne puissance coloniale tant honnie, avec son lot habituel d'exactions.
Dans les deux cas, la France était perdante.

vendredi 20 juin 2014

Gabon : La pénurie de la honte !


Depuis deux semaines, le Gabon, grand producteur africain de pétrole, subit une pénurie d'essence sans précédent dans les annales.
Au départ, pour expliquer cette disette énergétique, tout le monde a pensé à une grève dans le secteur pétrolier.
Ce genre de grève que l'on observe dans des pays comme la France où, sous le moindre prétexte, on décide d'instaurer la pagaille en prenant en otage plus 60 millions de personnes.
Avec le temps qui est passé, on aurait souhaité qu'il en soit ainsi car au Gabon, au bout de quelques jours, les choses finissent toujours par s'arranger et tout serait rentré dans l'ordre.
Mais le mal est beaucoup plus important qu'un simple mouvement d'humeur.
Un mal que nous n'avons pas encore réussi à cerner véritablement, tant les mensonges et les rumeurs succèdent aux mensonges et aux rumeurs.
Il aura fallu une semaine après le début de la pénurie, à un haut responsable du gouvernement, pour daigner lever le derrière de son fauteuil et donner quelques explications aux médias.
Des explications foireuses et farfelues, qui ne nous ont nullement éclairés sur les véritables raisons pour lesquelles on se retrouve dans une situation aussi lamentable mais au contraire, qui nous ont plongés encore un peu plus dans la consternation.
Si ce haut responsable du gouvernement, comme tous ses collègues, ne brille pas par sa réactivité dans le feu de l'action, il manie sans complexe la langue de bois.
Les arguments évoqués pour expliquer la pénurie d'essence sont une véritable pantalonnade, une insulte à l'intelligence du peuple gabonais.
Selon son communiqué, les causes de cette pénurie seraient dues à l'ouverture simultanée de plusieurs chantiers de construction à travers le pays et à l'explosion soudaine du parc automobile.
Quand on sait que de nombreux chantiers sont à l'arrêt, faute de financements, on reste pour le moins dubitatif.
Aussi, ce brave Monsieur a sans doute oublié qu'en 2010 le pays avait lancé de vastes chantiers sur tout le territoire pour recevoir dignement la fameuse Can 2012.
Alors que l'honneur du pays était en jeu, à cette époque, aucune pénurie de carburant n'avait été enregistrée.
D'autre part, nous savons pertinemment que les entreprises en charge de la mise en œuvre des chantiers utilisent en priorité du gasoil, plus économique que l'essence.
Or, le gasoil ne manque pas encore dans les stations services, malgré la conjoncture du moment.
Quant à la prétendue explosion du parc automobile, une fois encore l'argument ne tient pas la route.
Il est bien évident que le nombre d'automobiles est en constante augmentation au Gabon, comme dans n'importe quel pays du monde, mais parler d'explosion du parc en l'espace de 4 années et rendre ce phénomène en partie responsable de la pénurie est d'une absurdité désarmante.
Devant tant de sottises débitées, on reste sans voix !
Si on se fie à la version d'un responsable de la seule raffinerie du pays, les vraies raisons de la pénurie seraient dues à une histoire de gros sous.
En effet, l'état gabonais devrait aux compagnies pétrolières des sommes colossales en matière de TVA.
Ces dernières auraient donc suspendu, ou considérablement ralenti, leurs livraisons de pétrole brut à la raffinerie.
Il convient naturellement de demeurer prudent quant à la crédibilité d'une telle information.
Cependant, lorsqu'un haut représentant du gouvernement se déshonore en racontant des bobards au peuple gabonais, tout porte à croire qu'il y a anguille sous roche et que l'état est sans doute directement responsable de cette pénurie qui pénalise les activités dans la capitale gabonaise.
En pendant ce temps, le gouvernement observe, sans broncher, le pays se débattre dans une pagaille gigantesque.
Les stations services de Libreville, ne sont plus approvisionnées en essence qu'au compte gouttes.
A chaque fois qu'un camion citerne se présente dans une station, celle-ci est systématiquement prise d'assaut par des centaines de véhicules.
Des bouchons énormes et des files d'attente interminables se créent à proximité immédiate des stations services. 
Dans ce capharnaüm indescriptible, où règnent l'incivilité et l'indiscipline, des bagarres régulières sont à déplorer et il faut parfois faire appel à l'armée pour ramener le calme.
Pour fournir du carburant à un maximum de personnes, la vente de l'essence est logiquement rationnée puisqu'il est livré entre 10 et 20 litres par véhicule, suivant les stations services.
Un marché parallèle s'est même créé, et comme d'habitude dans de telles circonstances, le malheur des uns fait le bonheur d'une minorité de petits combinards qu'on est parfois bien heureux de connaître pour se tirer d'affaire.
Et pendant ce temps là, certains dignitaires sont partis en villégiature au Brésil pour assister, sans aucune pudeur, à quelques matches de la coupe du monde de football.
Les coupures régulières d'électricité et le manque d'eau dans les foyers, associés à la pénurie actuelle d'essence, donnent une idée bien précise sur le sérieux et le niveau de compétence d'une prétendue élite à l'égo surdimensionné, dont l'inertie, l'improvisation et le "je-m'en-foutisme" sont une seconde nature.
Lorsqu'on accumule impunément de telles "vertus", comment ne pas désespérer de la nature humaine ?
A ce jour, personne ne sait combien de temps ce triste spectacle durera.
Le black out sur l'information est savamment entretenu depuis les insanités prononcées par ce haut représentant de l'état.
Même l'Union, le grand quotidien national à la botte du pouvoir, commence à s'émouvoir sérieusement du silence qui règne sur cette sinistre affaire, dont la durée est sans commune mesure avec ce que nous avons connu par le passé.
C'est là un signe qui ne trompe pas sur la gravité d'une situation insolite pour un pays producteur de pétrole.
" UN PAYS PRODUCTEUR DE PETROLE !! ".
Heureusement, la honte comme le ridicule ne tuent pas !

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samedi 31 mai 2014

Le triomphe du FN : A qui la faute ?


Comme les sondages le laissaient présager, le Front National aura donc triomphé aux élections européennes de 2014.
Madame Le Pen jubile autant qu'elle le peut du mauvais tour qu'elle a joué à la classe politique français où du moins ce qu'il en reste.
Le résultat du 25 mai dernier n'aura surpris personne tant cette victoire était attendue.
Pourtant, les 25% de suffrages obtenus par le parti de Marine Le Pen auront provoqué un choc retentissant en France et en Europe, comme si cela constituait une surprise colossale.
Le tremblement de terre annoncé a donc bien eu lieu et on pourrait même évoquer un véritable "big bang" tant les effets paraissent dévastateurs pour l'image de la France dans le monde.
Les principaux partis républicains ont été étrillés, pour ne pas dire ridiculisés, le PS en tête.
Quant à L'UMP, il n'aura pas eu le loisir de profiter très longtemps de sa victoire aux dernières municipales. 
Il sera descendu bien vite du piédestal, qu'un temps, la grande impopularité de François Hollande lui aura permis de gravir. 
Comme d'habitude, les politiques de droite et de gauche, après l’effarement de rigueur, ont pestiféré contre la montée de l'extrémisme et nous ont servi leur éternelle litanie vaseuse qui consiste à argumenter sur les raisons pour lesquelles le FN a le vent en poupe.
Alors qu'ils se sont montrés incapables de renverser la tendance qui se dessinait depuis de nombreux mois, aucun d'entre eux n'a été en mesure d'énoncer la moindre solution crédible pour se relever du tsunami FN.
Le paysage politique français, déjà désœuvré par la médiocrité et le manque de charisme de ses responsables, est désormais dévasté et en état de ruine manifeste.
Et après l'énorme claque reçue, la question que se pose aujourd'hui est de savoir si les grands partis traditionnels sont parvenus au fond du gouffre où s'ils poursuivront encore leur descente aux enfers.
Le mal paraît si profond que le pire reste peut-être encore à venir.
Voici quelques années, personne n'aurait imaginé un résultat aussi favorable du Front National aux élections européennes de 2014.
De ce fait, on ne peut s'empêcher de se projeter directement sur les prochaines présidentielles de 2017.
Le récent triomphe du FN, qui incarne à lui seul la faillite collective de tous les partis politiques français, est-il annonciateur, dans 3 ans, de l'explosion d'une bombe atomique qui dévastera toute l'Europe ?
Que se passera-t-il si le peuple français, toujours écœuré par les insuffisances coupables de ses responsables politiques qui se succèdent au pouvoir, saute le pas et traverse la ligne rouge pour élire Marine Le Pen ?
Noyés dans leurs certitudes de bas étage comme l'étaient nos "brillants" généraux en 1940, juste avant la débâcle, les chefs de l'UMP et du PS sauront-ils finalement prendre des initiatives consistantes et crédibles pour contrecarrer les plans de bataille de Marine Le Pen ?
Les récents déboires du président de L'UMP, François Copé, rattrapé par l'affaire de la société Bygmalion, n'incitent guère à l'optimisme.
Le discrédit des politiques atteint désormais des sommets jamais franchis auparavant.
Une partie non négligeable du peuple français a totalement perdu confiance en ceux qui la gouverne, quelque soit la sensibilité politique présente au pouvoir, et ne sait plus à quel saint se vouer.

- Cette partie se montre particulièrement mécontente de cette Europe dictatoriale, trop intrusive dans la vie des nations, la France prenant pratiquement tous ses ordres à Bruxelles pour avaliser la moindre décision économique. La liberté d'action a été annihilée par une bureaucratie pointilleuse et zélée, dont les membres se situent fort loin des réalités sociales.
Pour ma part, ce n'est pas l'Europe pour laquelle j'ai voté, animé à l'époque par tant d'espoir.

- Cette partie demeure extrêmement inquiète de l'effritement progressif de son identité face à un fondamentalisme religieux de plus en plus vindicatif, que l'état accepte au nom d'une tolérance républicaine mais qui nous amène tout droit vers une future guerre de religion.
J'ai l'intime conviction que si l'esprit de tolérance républicain persiste à accepter l'intolérable en s’asseyant sur nos propres valeurs, un jour viendra où il sera nécessaire de se battre pour défendre l'existence des clochers de nos églises, qui à eux seuls racontent tout un pan de l’histoire de France.

- Cette partie craint sans cesse pour la stabilité de l'emploi, toujours plus bancale et ne parvient plus à se situer dans la société pour y prendre sa place. Elle sait que l'industrie française, qui n'a pas su prendre le train de la modernité, manque de compétitivité et que dans sont état actuel, elle ne proposera rien d'autre que des suppressions d'emplois.
Dans de telles circonstances, il me paraît bien compliqué de trouver une lueur d'espoir qui permettrait de croire en des jours meilleurs.

Face à ces inquiétudes légitimes, l'impuissance des partis politiques de droite et de gauche reste flagrante et aucune digue ne semble suffisamment solide pour casser la vague FN sur laquelle surfe fièrement Marine Le Pen.
Bien au contraire, leur affligeante guerre des chefs, l'existence de casseroles financières diverses et leurs trop nombreuses incohérences auront fortement contribué à accentuer une certaine forme de radicalisation qui se propage au fil des années.
Dans une France en déclin, dirigée par des hommes et des femmes qui inspirent la plus profonde méfiance, les sirènes du Front Nationale attirent irrésistiblement les français les plus fragiles et les plus inquiets.
Les résultats de ces élections européennes, même s'ils ne sauraient préfigurer de l'issue des prochaines présidentielles, démontrent, si besoin était, que la France souffre de graves maux.
Et à ce jour, il n'existe malheureusement aucun remède au mal.
Naturellement, on ne peut ignorer l'avancée importante des extrémismes dans toute l'Europe.
La France n'est pas la seule nation touchée par un phénomène général qui s’amplifie chaque année.
Mais lorsqu'on est l'une des principales nations fondatrices de l'Europe, lorsqu'on est le pays des droits de l'homme et des lumières, le moins que l'on puisse dire est que la victoire d'un parti extrémiste, même à une élection européenne, constitue un désordre absolu et une honte ineffable.
Il reste à espérer que la raclée infligée par le FN, tout compte fait, sera un mal pour un bien et permettra aux politiques français de sortir enfin de leur léthargie avant qu'il ne soit trop tard.
Il est impératif qu'ils parviennent à reprendre la main afin d'empêcher Marine Le Pen de franchir toutes les étapes qui la rapprochent peu à peu de l'Elysée.
Et les trois années à venir ne seront pas de trop pour redonner des couleurs à une nation au teint terriblement pâle, qui respire difficilement, égarée au coin d'un chemin sinueux, bordé d'un immense précipice.
Une nation qui voit se diluer ses valeurs dans les méandres de la crise économique, dans la peur du lendemain et qui, à travers ce vote en faveur du FN, envoie un immense message de détresse à la République.
Il n'y a rien de plus dangereux pour un pays qu'un peuple en proie au désespoir et démuni de tout repère.
Le temps où l'expression allemande " heureux comme Dieu en France " véhiculait l'image de la douceur et du savoir vivre à la française est définitivement révolu.
Allons enfants de la patrie...