mercredi 25 septembre 2013

Les roms dans la ligne de mire de Manuel Valls



Manuel Valls n'y est pas allé par quatre chemins pour dénoncer le comportement des roms en France, dont seule une petite minorité exprimerait un désir d'intégration.
En affirmant qu'il faut démanteler tous les campements, dès lors qu'il y a une décision de justice, et surtout qu’il faut renvoyer, chez eux, tous les roms qui ne s'intègrent pas, il a créé une polémique nationale qui va faire couler beaucoup d'encre.
Malgré mon hostilité envers ce gouvernement socialiste, je soutiens énergiquement les propos sans concession tenus par Manuel Valls.
Il n'y a pas en France une région ou un département qui n'ait jamais eu maille à partir avec cette communauté.
Partout où les roms passent, la délinquance augmente de manière exponentielle et les français sont de plus en plus exaspérés par cette minorité spécialisée dans les vols en tout genre.
Entre quinze et vingt mille roms vivent dans l’hexagone.
Ils occupent plus de 400 camps illicites, dont les deux tiers sont installés en Ile- de-France.
La France n'est pas le seul pays européen confronté aux flux migratoires des roms mais leur capacité de nuisance interpelle de plus en plus les maires des villes, obligés de gérer, tant bien que mal, leur présence qui engendre des conflits permanents et de plus en plus durs avec les habitants.
Le ministre de l'Intérieur vient donc de tirer une sonnette d'alarme qu'il convient de prendre en compte.
Certains politiques, jouent, comme à leur habitude, les vierges effarouchées.
Ils pratiquent, comme toujours, le même discours poussiéreux en évoquant, les stéréotypes sectaires et les clichés stigmatisants à l'encontre d'une minorité qui serait martyrisée.
Ces "costumes cravates" à l'esprit prétendument bien structuré, qui s’imaginent détenir le monopole de la noblesse et de la générosité, devraient sortir plus souvent de leurs luxueux bureaux, chauffés ou climatisés, pour rencontrer leurs concitoyens qui subissent douloureusement la présence des roms et qui n'en peuvent plus de supporter une communauté qui ne subsiste qu'en dépouillant la population locale et les touristes.
Je regrette bien sûr sincèrement la misère à laquelle sont confrontés les roms en Roumanie et en Bulgarie et je trouve désolant leur situation précaire en France.
Mais comme l'affirmait si justement Michel Rocard, la France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde. 
Ceci est d'autant plus vrai en 2013, que de plus en plus de français connaissent eux mêmes la misère.
D'autre part, le fait que le gouvernement ait mis un terme à cette lamentable aide au retour, instaurée en 2005 par Nicolas Sarkozy, que les roms se sont empressés de détourner massivement de l'objectif initial, est une décision salutaire.
Cet argent dépensé, sur le dos des contribuables, était une honte absolue, une insulte insupportable à l'encontre des français dont les revenus sont situés sous le seuil de pauvreté, alors que la plupart des roms revenaient sur le territoire national quelques semaines après leur départ volontaire, pour bénéficier encore et encore de cette aide au retour.
Certains ne manqueront pas de me rappeler, non sans malice, que j'ai voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 et en 2012. 
Je leur rétorquerai que si j'éprouve toujours de la sympathie pour l'homme, je n'ai jamais adhéré à la totalité des décisions qu'il a été amené à prendre au cours de son mandat présidentiel.
Sympathisant, oui ;  mouton, non !!
Quoi qu'il en soit, Manuel Valls, actuellement sous le feu des critiques pour avoir affirmé tout haut ce qu'une écrasante majorité de français pense tout bas, a peut-être du souci à se faire pour son avenir dans le gouvernement actuel.
En effet, ce n'est pas la première fois qu'il est à l'origine d'une polémique en employant un discours qui correspond plus à un langage de droite qu'à celui habituellement pratiqué à gauche.
Un jour prochain, François Hollande sera peut-être dans l'obligation de prendre une décision radicale pour ramener la concorde dans un gouvernement souvent divisé par les faits de société.
Toute vérité n'est pas bonne à dire, même lorsqu'elle concerne une communauté minoritaire qui est détestée par toute l"Europe.
On marche ici sur des œufs.
Bruxelles vient d'ailleurs de s'emparer de l'affaire en menaçant la France de sanctions si celle-ci ne respectait pas le droit européen de circuler librement dans tous les états membres de l'UE.  
La Commission européenne rappelle que la libre circulation, comme la liberté de résider dans un autre pays, sont des droits fondamentaux et que si ces principes inscrits dans les traités ne sont pas respectés, elle utilisera tous les moyens à sa disposition pour sanctionner ces violations.
Bruxelles insiste sur le fait que les Roms, comme tous les citoyens de l'UE, bénéficient de la liberté de circuler librement dans tous les états membres de l'UE, et de résider dans un autre pays que le leur.
On ne peut être plus clair car la France a signé, en bonne et due forme, la convention de Schengen.
Cependant, les années ont passé et la situation a évolué.
Une révision de ces accords, par la mise en application d'avenants, s'impose à court terme.
Il appartient donc au gouvernement en place d'engager une offensive diplomatique, en direction de l'UE, pour obtenir une réadaptation des lois en vigueur, en fonction de la sécurité qui est également un droit fondamental des citoyens européens.
Certes, les roms possèdent des droits intangibles, mais ceux-ci ne doivent en aucune manière entrer en opposition frontale avec le droit des français à la sécurité et à la tranquillité.
Or, nous sommes exactement dans ce cas de figure où la liberté de circuler d'une minorité, porte atteinte au droit d'une majorité de vivre paisiblement dans son propre pays.
Il est tout de même anormal d'observer que quelques milliers de roms continuent régulièrement, aux quatre coins du pays, de donner des cauchemars aux habitants qui n’ont pas d’autre choix que de supporter une communauté qui a fait du vol en collectivité un art de vivre.
On ne peut imposer indéfiniment aux gens, les nombreux méfaits d'une minorité qui viole en permanence les lois du pays qu'elle a décidé de passer au peigne fin, en détroussant ses habitants.
Et cela, Manuel Valls l'a parfaitement compris.
Le soutien de l'opinion publique, qui approuve largement les propos du ministre de l'Intérieur, en dit long sur l'état d'esprit des français. 

mardi 17 septembre 2013

Lorsque l'opinion publique prend fait et cause pour le bijoutier justicier



La fameuse affaire du bijoutier de Nice qui a tué l'un des deux malfaiteurs qui l'avaient violemment agressé et dévalisé, fait l'objet d'un débat d'une ampleur nationale sans précédent.
Même les réseaux sociaux se sont emparés de l'évènement et la page Facebook de soutien au bijoutier niçois enregistre actuellement plus d'un million cinq cent mille fans.
S'il parait somme toute normal d'émettre quelques réserves sur l'ampleur réelle de ce soutien massif, jamais encore l'opinion publique ne s'était mobilisée avec autant d'intensité pour un simple fait divers devenu, par la force des choses, un fait de société.
Dans cette triste affaire, il ne s'agit pourtant pas d'un pur acte de légitime défense perpétré par un homme qui aurait fait usage de son arme pour sauver sa vie.
En tirant, en pleine rue, dans le dos du malfaiteur qui s'enfuyait en moto, le commerçant, aux yeux de la loi, a annihilé toute possibilité de plaider la légitime défense et se voit donc mis en examen pour homicide volontaire et placé en résidence surveillée.
Il n'en reste pas moins que le jeune homme abattu par le bijoutier n'a suscité que peu de compassion auprès de l'opinion publique.
Il convient de dire qu'avec déjà 14 condamnations à son palmarès, alors qu'il était à peine âgé de 19 ans, peu de monde en France pleurera la disparition tragique d'un malfrat qui a joué et qui a perdu.
Autant l'affirmer sans ambages, une grande partie de ceux qui soutiennent le bijoutier se dit au plus profond d'elle même, à propos du malfaiteur : "Un de moins".
Naturellement, on peut comprendre le chagrin de la famille qui n'accepte pas qu'on ait abattu l'un des siens au moment ou il prenait la fuite.
Le père, le frère, la sœur et la fiancée, en colère, expriment leur dégoût et leur haine.
Au-delà de la peine légitime pour l'être cher à jamais perdu, il est fort regrettable que leur esprit si vindicatif ne se soit pas manifesté bien avant le drame, lorsque le jeune délinquant collectionnait les condamnations.
Malgré leur vif ressentiment, le père et le grand frère devraient se poser quelques questions sur l'importance de leur propre responsabilité dans la mort du garçon.
Cette responsabilité est à mes yeux écrasante et il me semble bien trop facile désormais de jouer les moralisateurs lorsqu'on a été incapable de guider un jeune membre de sa famille sur le droit chemin.
La douleur n'exclut pas la décence, ni la dignité et dans ce cas précis, elle devrait inspirer le silence.
En s'exprimant à tort et à travers dans la presse, la famille éplorée a donné l'impression qu'elle défendait sans réserve le jeune homme, décrit comme un gentil garçon et de ce fait, a favorisé la multiplication des gestes de solidarité envers le bijoutier.
Quant au soutien important que les français accordent au commerçant, il faut admettre que cela dénote de l'existence d'un profond malaise de la société.
Le sentiment oppressant d'insécurité permanente et l'impuissance de l'état à endiguer la criminalité sont devenus insupportables pour l'opinion publique.
La relative impunité dont bénéficient les malfaiteurs et le peu de sévérité des peines encourues par la racaille en tout genre, ont conduit les français à exprimer un raz-le-bol général.
Aussi, cette forte mobilisation pour soutenir le bijoutier niçois ne se limite pas seulement à une exaspération collective.
Elle représente un geste de détresse, un vibrant appel au secours d'une opinion publique qui n'a plus confiance en la justice de son pays.
Il faut y voir ici un cri de désespoir face à l'impuissance chronique de l'état.
Et depuis plusieurs jours, des centaines de milliers de français, toute profession confondue, sont devenus des bijoutiers de cœur.
Madame Taubira, ministre de la Justice, si arrogante et tellement imbue d'elle même, très prompte à libérer les détenus de courtes peines, devrait tirer quelques leçons de ce drame.
Je ne saurais en aucune manière encourager l'apologie de la loi du talion, car la justice d'un état de droit doit toujours prévaloir face à la justice individuelle dont l'arbitraire se confond avec l'anarchie.
Je ne peux cependant m'empêcher, moi aussi, d'éprouver une sincère sympathie pour ce bijoutier, braqué à plusieurs reprises, battu à coups de poing et de pieds, apeuré et excédé par la déliquescence d'une société qui n'est plus en mesure de garantir sa sécurité dans sa vie quotidienne.
Doit-on pour autant exonérer son geste de toute charge alors qu'un jeune gars a perdu la vie ?
Assurément non !
A partir du moment où l'homicide volontaire est reconnu et que cet acte n'est pas couvert par la légitime défense, la justice doit sanctionner l'auteur des coups de feu.
Cela dit, tout porte à croire que jamais le bijoutier ne connaîtra les murs d'une prison.
Il est effectivement peu probable que la majorité des 6 jurés, qui devra se prononcer sur la culpabilité du commerçant, soit favorable à une peine de prison ferme.
Dans une démocratie comme la France, la puissance de l'opinion publique impose des obligations que même la justice, pour maintenir la paix sociale, ne saurait ignorer.
D'ailleurs, en ne demandant pas la détention provisoire pour le commerçant, le procureur de la République a reconnu, implicitement, l'existence de circonstances atténuantes solides.
L'avenir nous instruira donc sur le sort de cet homme, brave père de famille, qui dans des circonstances normales, serait certainement incapable d'exercer la moindre violence.
Et dans cette affaire, il est amusant, si je puis m'exprimer ainsi, d'observer que les associations antiracistes ne pourront pas, cette fois-ci, nous embobiner avec leur éternelle rengaine sur le français de souche, xénophobe, qui aurait abattu dans le dos un homme parce qu'il avait telle ou telle couleur de peau.
Il ne saurait être question ici pour elles de nous manipuler à propos d'une justice qui aurait libéré le bijoutier parce l'homme abattu n'avait pas le bon faciès.
En effet, dans ce dossier, c'est le bijoutier qui est d'origine étrangère et c'est le malfrat qui était français de souche.