lundi 25 février 2013

Enlèvement des 7 français au Nord-Cameroun : La logique d’une négligence collective


Croix rouges : axe Waza / Kousserie - Vert : frontière - Orange : route


  

 
C'est incontestablement une très belle prise que les islamistes, venus du Nigeria voisin, sans doute appartenant à la secte Boko Haram, ont réalisé en capturant, la semaine dernière, dans l'extrême nord du Cameroun, une famille entière de 7 touristes français dont 4 enfants, vivant tous à Yaoundé.
Cette racaille ne pouvait rêver mieux en matière de médiatisation et d'émotion en parvenant à s'emparer d'enfants, entraînés à leur tour dans cet épouvantable engrenage des prises d'otages qui, décidément, commencent à peser lourdement sur les épaules du gouvernement français.
Et au regard des évènements qui prévalent au Mali, où les islamistes ont enfin trouvé à qui parler sur le plan militaire, le prix du ressortissant français, sur le continent africain, vaut son pesant d'or au cours actuel de la bourse aux otages.
Le citoyen français est donc actuellement une valeur de placement sûre pour toutes les raclures de la planète, désireuses de s'enrichir en revendant leurs prises, ou de procéder à un quelconque chantage politique sur la France.
Il y a donc de fortes chances pour que la pêche au gros ne s'arrête pas en si bon chemin, tant ce "loisir" paraît aisé à réaliser dans ces contrées de non droit prétendument touristiques, mais fort mal surveillées et négligemment protégées, faute de moyens mais aussi de volonté.
Il faut dire que dans cette nouvelle affaire de ces 7 otages, la tâche des islamistes a été grandement facilitée par l'imprudence de cette famille française qui, visiblement, pensait que se rendre dans l'extrême nord du Cameroun, tout près de la région où Boko Haram sème la terreur, était aussi tranquille que de visiter le futuroscope de Poitiers où les châteaux de la Loire.
Certes, la région n'était pas considérée par l'ambassade de France au Cameroun comme un endroit réellement risqué.
Cela est d'ailleurs pour le moins surprenant lorsqu'on connait l'existence des fameux coupeurs de route et lorsqu'on observe la situation géographique de la zone, entourée par le Nigeria, le Tchad et le Niger, alors que le Mali se trouve à 1 150 km.
Sans vouloir jeter la pierre aux adultes victimes de ce nouvel enlèvement, lorsqu'on a la responsabilité de 4 enfants en bas âges, on se doit de mesurer tous les risques encourus dans le choix d'un tel périple.
On peut tout de même s'étonner que ces touristes n'aient pas étudié, avec plus de discernement, la route qu'ils devaient emprunter pour parvenir aux endroits qu'ils souhaitaient découvrir, en y associant la précarité du climat politique et militaire des différents pays voisins du Nord-Cameroun.
Lorsqu'on observe le tracé de cette route, l'axe Waza-Kousseri long de 135 km, on s'aperçoit qu'à plusieurs reprises celui-ci longe la frontière nigériane qui se trouve seulement à quelques dizaines de mètres.
Si on est un temps soit peu lucide sur la situation qui règne dans la région, on se doute forcément que les terroristes de Boko Haram et des bandits de toute sorte rodent en permanence dans le secteur.
Ceux-ci traversent sans aucune difficulté la frontière sans qu'ils soient inquiétés ou dérangés par une quelconque autorité.
En reliant cette réalité à l'état de guerre qui prévaut au Mali, il n'est pas nécessaire de sortir d'une grande école pour être en mesure d'analyser les risques d'un voyage qui avait certes toutes les chances de se passer fort bien, mais dont la probabilité qu'il dégénère, compte tenu des évènements au sahel, était loin d'être négligeable.
Or, c'est justement ce risque sécuritaire, aussi petit soit-il, qui aurait dû interpeler les adultes de cette malheureuse excursion et les inviter à bien plus de prudence.
Accompagnés par des jeunes enfants,  si ces gens avaient fait preuve d'un minimum de bon sens, ils se seraient définitivement arrêtés au parc national de Waza, lieu déjà risqué, et auraient renoncé à poursuivre leur voyage encore plus en profondeur, vers l'extrême nord du Cameroun où ils devaient visiter un autre parc national situé à quelques kilomètres de Kousseri, ville proche de N’Djamena au Tchad. (Voir la carte).
Bien-sûr, l'émotion suscitée par ce rapt où la vie de 4 enfants est incontestablement en jeu, n'incite pas à exercer des critiques acerbes à l’encontre des parents qui ont décidé de réaliser ce trajet touristique, mais il faut espérer que la leçon de cette terrible histoire servira aux éventuels inconscients qui ont trop tendance à croire que pratiquer le tourisme en Afrique de l'Ouest ou Centrale revient à se promener sur les chemins de Compostelle ou à visiter les gorges du Verdon.
En attendant, la France engagée dans une guerre au Mali, n'avait pas besoin de ce nouveau problème dont on sait qu'il peut aboutir à une catastrophe pour des enfants qui auront toutes les peines du monde à supporter les contraintes inhumaines, imposées par des ravisseurs sans foi ni loi et, n'ayons pas peur des mots, à survivre sur le moyen et le long terme.
Il reste à espérer que les islamistes feront preuve d'un minimum de compassion mais la cruauté légendaire de ces individus n'incite pas à l’optimisme.
Plus le temps passera et plus la santé de ces enfants, habitués à vivre dans un cadre sain et protégé, confrontés à la faim et au manque d'hygiène, se détériorera.
Quant aux autorités camerounaises, qui affirment avoir renforcé la sécurité dans le nord du pays depuis l'enlèvement des touristes français, c'est bien avant cette prise d'otages qu'il aurait fallu prendre des décisions plus conformes à la situation de la région.
Il est naturellement facile, après coup, de dire : "Il aurait fallu que..." ou "il n'y avait qu'à..." mais dans une zone aussi sensible, les militaires devraient être présents en nombre depuis longtemps et la route reliant Waza à Kousserie étroitement surveillée.
Lorsqu'on a pour objectif de développer des sites touristiques dans des zones relativement dangereuses, on se donne les moyens de les protéger efficacement et on ne s'en remet pas "au petit bonheur la chance".
En ajoutant à l'inconscience des touristes, le laisser-aller de l'état camerounais et la nonchalance des autorités locales, tous les ingrédients étaient réunis pour permettre à de potentiels ravisseurs de fondre sur leurs proies en toute impunité.
Et s'il existe un Dieu, peut-être aura-t-il, cette fois ci, suffisamment de miséricorde pour protéger ces innocents d'un sort funeste.
Car s'il ne fait aucun doute qu'en exécutant éventuellement un otage, en représailles à l'intervention française au Mali, l'émotion de l'opinion publique serait forte dans l’hexagone, cette dernière serait infiniment plus traumatisée si les kidnappeurs renvoyaient à l'ambassadeur de France, à Yaoundé, la petite tête blonde d'un bambin de 5 ans.
Avec de tels individus, si le pire n'est jamais certain, il n'en demeure pas moins possible, voire probable.

jeudi 14 février 2013

Gabon : L'inexorable extermination des éléphants



Le Gabon qui couvre environ 13% de la forêt tropicale africaine et qui abrite la moitié des éléphants de forêt du continent, soit environ 40 000 têtes, est devenu au fil des années la cible privilégiée de réseaux de braconniers très bien organisés.
On estime que depuis 2004, plus de 11 000 pachydermes ont été massacrés dans le seul parc national de Minkébé qui est situé au nord du pays.
10 000 autres éléphants auraient disparu sur le reste du territoire.
La raréfaction des éléphants au Cameroun, dont beaucoup ont été massacrés et les mesures d'urgence prises par le gouvernement de ce pays pour protéger les survivants, expliquent en partie l’attention particulière des braconniers pour les pachydermes gabonais.
La porosité des frontières facilite grandement les déplacements de ces bandits, armés de fusils et de tronçonneuses, qui circulent d'un pays à l'autre sans aucune difficulté.
D'autre part, la population d'orpailleurs clandestins, qui est passée en moins de 5 ans, de 300 à 5 000 individus est aussi l'une des causes du massacre des éléphants du Gabon.
Ces gens qui ne se contentent pas de rechercher uniquement de l'or, sont généralement associés à divers trafics, dont celui très lucratif du commerce de l'ivoire.
Il ne faut pas oublier l'influence chinoise croissante au Gabon qui a incontestablement aggravé la situation des éléphants.
Les nombreux ressortissants de ce pays ne travaillent pas tous dans la légalité et les commanditaires asiatiques du commerce de l'ivoire sont de mieux en mieux représentés sur le territoire gabonais.
La totalité de l'ivoire est en effet destinée à l'Asie et principalement à de pseudo-commerçants chinois qui utilisent les défenses d'éléphants dans la fabrication de bijoux et d'objets de décoration.
En y ajoutant un nombre non négligeable de fonctionnaires gabonais corrompus jusqu'à la moelle, tous les ingrédients sont réunis pour l'extermination d'une espèce qui est désormais en grand danger d'extinction.
Avec un tarif minimum de 2 000 dollars le kilo sur le marché noir asiatique, l'ivoire attire la convoitise de nombreuses crapules qui sont prêtes à toutes les horreurs pour s'enrichir.
Il faut savoir que la grande tuerie des éléphants sur notre planète engendre un chiffre d'affaires estimé à 19 milliards de dollars par an.
En janvier dernier, les autorités gabonaises ont saisi 170 kilos d'ivoire dans le port d'Owendo, à la périphérie de Libreville.
Le renforcement des contrôles, s'il s'avère payant, n'empêche malheureusement pas le massacre des éléphants.
Ces dernières années, pour tenter de mieux protéger les pachydermes, l'état a envoyé dans le parc national de Minkébè plusieurs centaines d'agents forestiers supplémentaires et environ 150 militaires.
Malheureusement, le massacre continue de s'intensifier, les 7 600 km2 de superficie du parc national étant trop vastes pour surveiller étroitement l'ensemble de la zone.
Il faudrait, pour inverser la tendance, beaucoup plus d'hommes sur le terrain et aussi de nombreux véhicules pour poursuivre les trafiquants et les empêcher d'agir.
Il faut aussi reconnaître que les lois qui sanctionnent le braconnage ne sont pas en rapport avec la gravité et l'urgence de la situation.
Les infractions commises vis-à-vis des éléphants sont seulement punies de 3 à 7 mois de prison.
Récemment, un préfet gabonaise, accusé de braconnage d'éléphants, n'a écopé que de 7 mois de prison ferme.
Cette peine dérisoire prouve malheureusement que l'état gabonais, malgré ses efforts, n'a pas encore pris la juste mesure du danger d'extinction qui menace les éléphants.
Il est primordial de considérer désormais le commerce de l'ivoire comme un crime grave perpétré contre l'état gabonais.
Et à cet effet, une peine minimum de 15 années de réclusion devrait être systématiquement appliquée par la justice gabonaise.
Les solutions pour ralentir le trafic d'ivoire existent incontestablement mais elle se trouvent en premier lieu au niveau de la communauté internationale.
Malgré des actions notables et louables, le Gabon, seul, ne pourra pas arrêter l’effroyable processus qui est en cours.
Le pays ne dispose pas des moyens humains, matériels et financiers suffisants pour agir efficacement à court terme.
Seule une étroite coopération à l'échelle mondiale pourrait empêcher l'inéluctable.
C'est donc une véritable force de frappe internationale qu'il serait nécessaire de mettre en œuvre pour enrayer le massacre.
Je songe en particulier au développement de services de renseignements affectés au trafic d'ivoire, tant au Gabon et dans les pays limitrophes qu'en Asie, destination finale des défenses d'éléphants.
Certains pays africains et européens, sous l'égide d'une grande organisation internationale, pourraient envoyer, en fonction de leurs moyens, du personnel et du matériel pour optimiser la surveillance des vastes zones de forêt ou vivent les éléphants.
Afin d'endiguer le trafic d'ivoire, il faudrait non seulement quintupler les effectifs sur les zones protégées mais aussi véhiculer le personnel surveillant et mettre à sa disposition des moyens aériens, avions et hélicoptères, susceptibles de repérer les braconniers et d'intervenir plus rapidement.
Malheureusement, ces solutions seraient extrêmement onéreuses.
La survie des éléphants dépend de beaucoup trop de conditions et les moyens évoqués pour tenter de ralentir le massacre resteront, quoi qu'il en soit, de l'ordre du rêve.
Le monde n'a certainement pas d'argent à consacrer à la défense des pachydermes africains.
Lorsque l'on constate les énormes difficultés intervenues pour interpeler la communauté internationale afin qu'elle se porte au secours du Mali envahi par les hordes d'islamistes, demander des moyens pour protéger les éléphants du Gabon menacés de disparition et obtenir une quelconque aide, relève tout simplement du fantasme.
Le Gabon a donc toutes les chances de demeurer seul dans sa lutte contre les trafiquants d'ivoire.
C'est la raison pour laquelle, faute de mieux, il doit impérativement poursuivre ses efforts pour la sauvegarde des éléphants et appliquer des peines infiniment plus sévères contre les braconniers et ceux qui vivent du commerce de l'ivoire.
Aussi, de nombreux militaires gabonais sont payés à ne rien faire dans le pays, excepté pour jouer les Rambo auprès de la population civile.
Le gouvernement pourrait leur confier enfin une tâche noble et digne de l'uniforme qu'ils portent, en les envoyant dans toutes les zones de vie des éléphants où ils pourraient se comporter en réels héros de la nation, en protégeant un patrimoine animalier unique au monde.
Dans 15 ans au plus tard, les éléphants des forêts et des savanes africaines auront peut-être disparu du continent.
Nos enfants et petits enfants ne se rendront même plus dans les zoos pour admirer les pachydermes mais se contenteront de reportages à la télévision, expliquant avec regrets la disparition d'une espèce qu'une infime minorité d'hommes, sans foi ni loi, aura exterminé sous le regard indifférent, mais non moins coupable, de la plus grande majorité.
Le temps de vie sur terre des éléphants est désormais compté et, comme les gorilles, les baleines, les requins, il n'y a que très peu d'espoir de juguler le processus.
Mais tant que subsistera la moindre espérance de renverser cette situation fort compromise, la lutte pour la sauvegarde des éléphants devra toujours se poursuivre.

jeudi 7 février 2013

Le droit de vote des étrangers non communautaires : Une menace potentielle pour les fondements de la République


Alors qu'à l'Assemblée nationale, les débats sur le mariage pour les couples de même sexe se poursuit, un autre sujet de société, extrêmement sensible, arrive sur le bureau du Premier ministre Jean-Marc Ayrault : 
"Le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales". 
Monsieur Ayrault, qui consulte actuellement les différents responsables politiques, toutes tendances confondues, aura bien du mal à obtenir une majorité des 3/5èmes des députés et sénateurs nécessaire pour faire adopter cette loi qui permettrait aux étrangers non européens, résident légalement en France depuis plus de 5 ans, de voter aux élections municipales.
Actuellement, cette majorité n'existe pas au Parlement et plus de 55% des français restent hostiles à ce projet de loi qui, il faut le rappeler, est une promesse électorale de François Hollande.
Selon lui, le fait que les étrangers non communautaires paient des impôts en France leur conférerait le droit de voter alors même que dans leur pays d'origine, quel qu'il soit, les non nationaux n'ont pas cette possibilité.
A mon sens, payer des impôts ne saurait en aucune manière acheter un quelconque droit de vote.
Si mon esprit de tolérance et mon désir d'évolution de la société m'ont conduit à me prononcer pour l'adoption d'une loi permettant le mariage pour tous, il n'en sera pas de même pour l'octroi du droit de vote des étrangers non européens sur le territoire français.
Je me suis toujours réclamé des valeurs que sont la fraternité et l'humanisme.
Mon opinion sur ce point n'a pas changé mais ces valeurs doivent-elles perdurer dès lors qu'on se trouve confronté à une doctrine impitoyable qui prône les dogmes à tout va ?
Je refuse catégoriquement de cautionner une réforme de la société qui, dans les circonstances actuelles, tendrait à favoriser et à accélérer le développement d'un intégrisme religieux déjà trop présent en France et qu'il convient d’éradiquer par tous les moyens.
En effet, les valeurs que je défends resteront toujours étroitement liées à la sécurité et à l'avenir de mon pays.
Nous vivons dans une société où l’obscurantisme gagne chaque jour un peu plus de terrain, profitant de ce fait de notre tolérance.
Un nombre non négligeable d'étrangers, mais aussi de français, dont la religion s'impose à toutes les règles en vigueur instaurées par l'état, refusent catégoriquement de respecter les règles de la République.
Et lorsque l'on connait les hautes capacités de nuisance de ceux qui placent les prétendues lois de leur Dieu au dessus de celles d'une nation, notre mansuétude ne doit pas être une porte ouverte à l'influence de préceptes rétrogrades et moyenâgeux, qui désignent l'état français comme un ennemi à la tête d'un peuple de mécréants.
Au risque de me répéter, les conséquences du fameux printemps arabe que j'ai magnifié à tort, emporté par un trop plein d'idéalisme, imposent à tous d'ouvrir les yeux.
Ceux qui sont désormais au pouvoir dans les pays nord-africains qui ont connu la révolution, sont tout, sauf des démocrates ou des gens épris de liberté.
Jamais sans doute les intégristes, minorité très active dans notre société, n'auront eu l'opportunité de tenter d'imposer leurs lois abjectes à une majorité d'individus.
Si demain, par le plus grand des malheurs, un intégriste parvenait à devenir maire d'une ville de France, élu par une majorité d'individus aussi fanatiques que lui, il n'est pas nécessaire de déborder d'imagination pour se projeter sur la politique qu'il imposera dans le secteur qu'il sera chargé d'administrer.
Déjà, les tentatives de violer les lois républicaines sont légions en France dans différentes cités.
Je pense particulièrement aux exigences de certains illuminés qui veulent instaurer des horaires d'ouverture de piscines uniquement réservées aux femmes, interdire aux gens malades de se faire ausculter par des médecins de sexe opposé, et imposer un régime diététique particulier à certains enfants dans les cantines ainsi que le port du voile à l'école.
Et tout ceci, s'il vous plait, au nom de la tolérance et du droit à la différence.
En France, nous assistons avec effroi à une soumission plus ou moins consciente d'une certaine élite, à des diktats imposés par des gens qui haïssent au plus haut point notre conception de la société laïque.
Désormais, une insidieuse pression intégriste envahit les esprits qui se prétendent éclairés et qui, pour avoir bonne conscience et appartenir à l'univers reconnu des bien-pensants, fustigent plus aisément la stigmatisation et les écarts de langage, qu'ils ne condamnent l'émergence de plus en plus oppressante d'une doctrine éminemment dangereuse pour notre avenir.
Pour toutes ces raisons, je suis donc farouchement opposé au droit de vote des étrangers non européens.
Je suis bien conscient que mon opinion constitue une réelle injustice pour ceux, nombreux, qui sont animés de sentiments sincères envers la République et qui souhaiteraient réellement s'intégrer mais les risques de laisser s'exprimer et agir une minorité de salopards, extrêmement dangereux, sont trop nombreux.
Aussi, j'irai même encore plus loin dans ma démarche, en préconisant la création d'une loi dite de "protection de la laïcité".
Si un ressortissant français, élu maire, tentait d'appliquer des principes contraires aux règles de notre société, en imposant des arrêtés municipaux qui tendraient à favoriser l'instauration de la charia, l'état serait légalement autorisé à lui retirer immédiatement son mandat et à le déchoir définitivement de tous ses droits républicains.
Sous sa forme actuelle, la tolérance que nous voulons universelle, constitue un gigantesque cheval de Troie pour le développement d'une idéologie barbare dont les principes donnent la nausée.
Nous avons eu récemment un formidable exemple des "bienfaits" de cette doctrine au nord-Mali.
Rien n'est jamais anodin dans l'action d'un minorité d'individus qui impose par la forces sa vision du monde.
La destruction d'une partie importante du patrimoine de Tombouctou doit impérativement interpeler notre conscience.
Ce comportement criminel nous donne une idée précise de ce que pourrait être l'image de certaines de nos villes dans les années à venir si nous continuons de tolérer l'intolérable et de tenter de promulguer des lois qui sont de véritables autoroutes pour la circulation de la propagande intégriste.
Et nous en paierons le prix fort si nous poursuivons notre pitoyable politique de l'autruche.
Nous commençons d'ailleurs déjà à subir le poids de nos négligences qui sont utilisées à la perfection par ceux qui cherchent à nous contraindre d'accepter leurs dogmes au nom de la liberté d'expression.