vendredi 26 octobre 2012

Gabon : Lorsque l'émergence est plombée par les insuffisances



Décidément, l'année 2012 qui n'est pas encore achevée n'aura pas épargné le quotidien des Librevillois et restera dans les annales comme une période bien sombre à l'heure, où parait-il, l'émergence est en marche.

En mars 2012, une barge qui naviguait sur la rivière, le Komo, a sérieusement endommagé un pont qui relie par l'unique route, la nationale 1, Libreville à l'intérieur du pays.
Par mesure de sécurité, la circulation des véhicules à fort tonnage a été interdite et les conséquences économiques et commerciales pour la capitale ont été très importantes, avant qu'une solution temporaire ne soit trouvée, deux semaines après l'incident, pour permettre la traversée et la circulation des poids lourds.
A ce jour, 7 mois après les faits, le pont n'est toujours pas opérationnel.

En avril 2012, suite à une fuite de gaz décelée sur un gazoduc sous-marin, qui a obligé l'usine d'Owendo à cessé sa production d'électricité pour Libreville pendant de nombreux jours, des coupures massives de courant ont de nouveau occasionné de sérieux problèmes pour les entreprises et pour les habitants de la capitale.
Les répercutions pour l'économie locale ont été désastreuses.

Depuis le mardi 23 octobre, l'eau, élément essentiel à la vie, ne coule plus qu'au compte gouttes dans toute la capitale.
Suite à des pluies diluviennes qui sont tombées sur la région et à la crue d'un cours d'eau,  la route nationale 1 a été coupée sur plusieurs mètres au niveau du village de Mayang qui se trouve à quelques 45 kilomètres de Libreville.
Une buse jugée défectueuse depuis fort longtemps a été emportée par la puissance de la crue, provoquant l'effondrement de la nationale 1 sur plusieurs mètres et la rupture de la principale canalisation qui achemine l'eau potable vers Libreville.
Si une réparation de fortune a permis rapidement le rétablissement de la circulation, il n'en n'est pas de même pour la plus grande canalisation de transfère d'eau qui alimente les réservoirs de Libreville.
En effet, après la rupture de cette canalisation, l'usine la plus importante qui produit l'eau potable a été arrêtée, réduisant des deux tiers la quantité d'eau livrée dans Libreville.
Un programme rotatif d'alimentation a été instauré dans toute la ville pour permettre à la population d'être plus ou moins approvisionnée quelques heures par jours.
Le problème qui se pose malgré tout est que faute de pression, l'eau ne peut monter dans les étages des immeubles qui ne sont pas équipés de suppresseurs.
Par conséquent, il faut s'armer de plusieurs sauts pour s'approvisionner en eau dans les robinets situés au niveau du sol et procéder à un véritable exercice physique afin d'apporter quelques litres du précieux liquide dans les appartements.
Dans certains quartiers de la ville, où l'eau est plus rare que l'or, cette situation ne changera pas significativement la vie des habitants qui se débrouillent déjà depuis longtemps comme ils peuvent pour s'alimenter.

En 2012 à Libreville, même lorsque l'eau est censée circuler normalement dans les canalisations, des gens en sont encore totalement privés et ne disposent donc pas du minium vitale, à domicile, pour assurer leur bien être.
En 2012, notre pays le Gabon, qui prétend émerger sous peu, voit sa capitale se débattre dans des difficultés sans cesse croissantes au fur et à mesure que les années passent.
Alors que les ennuies devraient s'éloigner, au contraire ils se multiplient, faisant de Libreville un endroit qui se situe à des années lumière des ambitions formulées sous le sceau de l’émergence.
Certes au nom de cette émergence, plusieurs rues et routes ont été réhabilitées ou construites à Libreville et en province, facilitant de fait la vie des populations.
Cependant, le sens de l'entretien n'étant pas une notion très développée chez nous, on peut s'interroger tout de même pour savoir pendant combien de temps nos nouvelles routes resteront en bon état et ne seront pas de nouveau la proie des nids de poules et autres bosses qui ont tué tant de monde ces dernières années.
Des travaux d’extension du réseau d’adduction d’eau de Libreville ont été entrepris voici de très nombreux mois, laissant entrevoir de belles perspectives, mais ils sont interminables et personne n'en voit la fin.
Au regard de la situation dégradée dans laquelle se trouve la capitale, où la population est en souffrance constante, les beaux jours ne se profilent pas encore à l'horizon.
Et les récents problèmes du ramassage des ordures ménagères, qui s'amoncellent partout dans la ville, ne sont pas de nature à rassurer les librevillois, de plus en plus excédés par les tracasseries de toute sorte.
N'importe quel individu, animé d'un minimum de bon sens, connait les conséquences qui pourraient survenir dans un endroit où l'eau manque et où les poubelles s'entassent régulièrement.
En 2012, nous avons la terrible impression qu'à Libreville les années défilent à rebours.
Il n'est plus possible d'évoquer sans cesse la fatalité alors que l'incompétence, la négligence et le manque de rigueur gangrènent depuis trop longtemps les principaux services de l'état.

La barge qui a endommagé le pont sur le Komo, en mars dernier, n'était pas la première à toucher les piliers et de nombreux autres engins flottants ont, bien avant elle au cours des dernières années, contribué à fragiliser considérablement l'édifice.
Ceci, sans qu'aucune mesure n'ait jamais été prise par les pouvoirs publics pour réguler la circulation sur la rivière et protéger le pont alors que ce dernier revêt une importance cruciale pour l'économie du pays.

Et aujourd'hui, alors que l'eau vient une nouvelle fois à manquer dans tout Libreville, les prétendus hauts responsables des pouvoirs publics savaient depuis bien longtemps que l'endroit où la route a été emportée par les pluies était en mauvais état depuis plusieurs années, faute d'entretien.
Nul ne pouvait ignorer ce problème connu de tous.
Ayant emprunté moi même de nombreuses fois cette nationale 1, j'ai eu tout le loisir de constater la dangerosité du lieu puisque le bitume affaissé obligeait les conducteurs à ralentir en pleine ligne droite, pour ne pas risquer de perdre le contrôle de leur véhicule.
Plusieurs accidents graves ont déjà été enregistrés à ce même endroit et les autorités ne s'en sont jamais inquiétées.

Chez nous au Gabon, on se montre toujours incapable d'anticiper et d’appréhender les évènements.
Au royaume du "je-m'en-foutisme" nous ne faisons que les subir dans la plus totale improvisation.
Or, ne dit on pas que diriger c'est prévoir ?
Et nous attendons avec appréhension la prochaine "cata" qui, vu les nombreuses coupures d'électricité constatées ces derniers jours, n'est pas à exclure avant la fin de l'année 2012.
On se prend tout de même à rêver que dans quelques années nous serons enfin fiers de parler de la capitale du Gabon, qui accueille la moitié de la population du pays, et que nous pourrons profiter d'une ville qui, malgré ses tentatives de développement et les vœux présidentiels, n'est pas encore entrée dans le 21e siècle.
Et si l'émergence est prévue pour demain, ce jour là est encore très loin car le Gabon, riche de nombreux atouts, ne dispose pas encore de toutes les qualités humaines requises pour avancer à grands pas et sortir du sous-développement.
Changer les mentalités prendra plus d'un septennat mais le plus important est de toujours garder l'espoir de jours meilleurs.

mardi 16 octobre 2012

14e Sommet de la Francophonie : La rupture !




Le 14e sommet de la Francophonie de Kinshasa qui vient de s’achever, a revêtu une teneur toute particulière, qui dénote que le temps de la Françafrique semble révolu et sombre, peu à peu, dans les abysses du passé.
Jamais sans doute, les dirigeants qui malmènent continuellement les droits de l’homme, n’ont été dénoncés avec autant de fermeté et de clarté.
La République démocratique du Congo, qui accueillait ce sommet, n’a pas échappé aux critiques, au grand dam de son hôte, le président Kabila, dont le bilan sur le respect des libertés individuelles est déplorable alors que les accusations de fraude électorale paraissent de plus en plus avérées.
François Hollande aura donc incontestablement mis un terme brutal à plusieurs décennies d’hypocrisie que la raison d’état maintenait sans vergogne, alors que les précédents présidents de la république française poursuivaient, bien mollement, leur œuvre de donneurs de leçons sur la prétendue absolue nécessité d’appliquer le fameux principe des droits de l’homme, véritable chimère dans la plupart des pays africains.
Cinq mois après son élection, François Hollande ne m’inspire toujours pas confiance pour conduire les affaires de la France, mais je reconnais humblement que son comportement, au dernier sommet de la Francophonie, m’aura dupé.
Son discours sur la bonne gouvernance, l’état de droit et la démocratie était dénué de toute ambiguïté.
Son attitude, d’une froideur ostensible à l’égard de Joseph Kabila, dictateur par excellence, aura véritablement marqué ce sommet, envoyant de fait un message très clair aux autres chefs d’états dont le comportement n’est pas plus reluisant.
Une ère nouvelle s’annonce après ce 14e sommet de la Francophonie.
Mais les déclarations, motivées par l'orgueil, de Monsieur Kabila qui, pour répondre à François Hollande, estime sans aucune honte que la RDC est fière de la démocratie exercée dans le pays et qu'elle est pratiquée par conviction, démontre que le chemin qui mène à la liberté est encore très long et semé d’embûches mortelles.
Aussi, il n'y a pas matière à se montrer exagérément optimiste, car au delà des bouffonneries émises par Monsieur Kabila, je ne crois pas un seul instant que la realpolitik cessera de diriger complètement les actions des états qui prônent l'avènement de la démocratie.
Il est néanmoins rassurant d’observer que les grandes accolades chaleureuses et complices entre les dictateurs mal élus, dépouilleurs de leur peuple et les représentants des états de droit ne sont plus de mise.
La barrière érigée, pour mettre à nue les divergences, est sûrement la première phase d’un changement qui, au fil du temps, devrait imposer à ceux qui bafouent impunément les droits de l’homme, une ligne plus concordante avec les réelles aspirations de leur peuple.
Si le choix porté sur la République démocratique du Congo pour organiser ce 14e sommet de la Francophonie restera toujours discutable, tant il y a de choses à dire sur les violations permanentes des libertés individuelles, la prochaine rencontre qui se tiendra à Dakar au Sénégal en 2014, est une formidable manière de rendre hommage à la vraie démocratie pratiquée dans ce pays.
Il y sera certainement distiller une saveur moins amère et plus empreinte de chaleur humaine.
Il ne faut pas oublier cependant que la démocratie en Afrique reste une conception extrêmement fragile et qu’en deux ans, bien des choses peuvent évoluer.
Le Mali, qui partage une frontière commune avec le Sénégal, nous rappelle chaque jour que rien n’est définitivement acquis et que tout peut basculer dans le néant, dès lors qu'on se risque à baisser la garde ou à manipuler la démocratie au gré des ambitions personnelles.

vendredi 12 octobre 2012

La montée en puissance de l'intégrisme musulman français



L'opération antiterroriste déclenchée dans plusieurs villes françaises voici quelques jours, qui a mené à l'arrestation d'un groupuscule islamique radical et à la mort, les armes à la main, d'un des membres de ce réseau, montre à quel point la société française est peu à peu infiltrée par des individus, extrêmement dangereux et prêts à tout pour faire triompher leurs délires religieux au nom de ce qu'il appelle le djihad.
Le profil de ces intégristes montre également que nous n'avons plus forcément à faire à des islamistes avertis et expérimentés mais à une forme d'islamo-banditisme composée de jeunes hommes fraîchement convertis, connus des services de police, dont certains sont passés par la case prison, alors que d'autres disposent d'une relative bonne instruction générale.
Et ces derniers, en majorité français, nés en France, confirment une nouvelle fois que la menace terroriste n'est plus seulement d'origine étrangère mais également locale, française.
La France sécrète donc des terroristes, intégristes musulmans, susceptibles de frapper sur le territoire national et de donner la mort à n'importe quel moment.
Il est certain que ces apprentis djihadistes entretiennent des liens étroits avec des groupes terroristes étrangers aguerris dont beaucoup se réclament du salafisme.
A l'ère de la communication intensive, internet est devenu un véritable accélérateur de la radicalisation vers l'islamisme pur et dur et donc vers le djihad.
Depuis plusieurs années, il n'est plus nécessaire pour les recruteurs, adeptes du salafisme, ou de toute autre espèce de doctrine barbare, de se déplacer en France pour manipuler et embrigader des jeunes désœuvrés, en mal d'identité.
Un simple ordinateur connecté au web suffit désormais à véhiculer toutes les propagandes de dégénérés islamistes qui visent à combattre la civilisation occidentale.
Et ces discours propagandistes, parfaitement ciblés, provenant du net ou de quelques prétendus imams autoproclamés vivant en France, visent essentiellement à exacerber la haine de la République, en donnant aux individus qui les écoutent l'illusion qu'ils représentent, aux yeux de l'islam, du prophète et de Dieu, une importance particulière que la société leur a toujours refusée et que de ce fait, ils détiennent une responsabilité personnelle dans l'avancée "civilisatrice" du djiad en France.
La fameuse phrase "La République m'a rejeté mais Allah m'a ouvert les bras" est plus que jamais d'actualité dans la descente des bas fonds nauséabonds de l'intégrisme musulman.
Sans doute faudrait-il demander son avis à Dieu quant à cette phrase grotesque mais aussi son opinion sur ces guignols qui, de tout temps, toute confession confondue, se sont octroyés impunément le droit de parler, de décider, de torturer et d'exterminer leurs semblables en son nom.
Faut-il rappeler que l'épouvantable Inquisition qui a frappé l’Europe, voici de nombreux siècles, était soi-disant de source divine ?
Certains y verront sûrement une nouvelle preuve que c'est l'homme qui a créé Dieu et non l'inverse, mais ceci est un autre débat.
Le fait que plusieurs des individus arrêtés par la police aient déjà connu l’incarcération nous rappelle que la prison est devenue, depuis plusieurs années, une école du fanatisme religieux et demeure un terreau pour l'islam radical.
Lorsque l'on sait que dans certaines prisons, au sein de la communauté musulmane, les lois de la République ne sont plus appliquées et que ce sont des prisonniers, islamistes radicaux, qui régissent les règles intérieures, au nez et à la barbe de surveillants peu nombreux, découragés et dépassés par des situations ingérables, comment s'étonner alors que de simples délinquants recouvrent la liberté avec un état d'esprit envahi par la haine et le fanatisme, prêts à en découdre impitoyablement avec les fondements de la République ?
Le démantèlement de ce groupuscule terroriste, qui détenait des armes et tous les ingrédients pour fabriquer une bombe, doit constituer le début d'une prise de conscience collective nationale.
Nous sommes tous directement concernés par la menace terroriste et les dirigeants français doivent impérativement tout mettre en œuvre pour donner à la justice et aux forces de police tous les moyens nécessaires pour lutter impitoyablement contre l'intégrisme musulman.
Pour se faire, il me semble que des solutions nous tendent les bras depuis longtemps mais la volonté politique reste grisée par des considérations économiques défavorables et le soucis permanent de rester en totale conformité avec les lois républicaines en vigueur, alors que celles-ci devraient incontestablement évoluer en fonction de l'importance de la menace pour le pays.

- Je crois qu'il est urgent de débloquer des fonds supplémentaires pour poursuivre le développement des moyens d'écoute et de surveillance de toutes les plateformes de communication utilisées par les islamistes, dans les quartiers sensibles et autres endroits suspectés d'abriter des individus susceptibles de passer à l'action armée ou d'aider à la mise en œuvre d'attentats terroristes.

- Il me parait absolument fondamental de dégager une enveloppe conséquente pour les prisons, malgré les contraintes budgétaires, afin de repérer et d'isoler efficacement  les pseudo imams autoproclamés, prêcheurs de haine.
Cela passe par un accroissement très significatif du nombre de surveillants pénitentiaires qui bénéficierait d'une formation adaptée, par la mise à disposition de quartiers spécialement affectés aux intégristes, qui seraient regroupés sans possibilité de côtoyer les autres détenus, mais aussi par l'accroissement important de la présence de nouveaux aumôniers musulmans, toujours agréés par l'état et les autorités religieuses compétentes mais ce coup-ci, rémunérés en partie par les instances religieuses musulmanes.
Pourquoi ces nouveaux aumôniers seraient partiellement pris en charge par les instances religieuses musulmanes ?
Tout simplement parce celles-ci se doivent enfin d'engager des démarches concrètes qui montrent au pays, à l'opinion publique, leur détermination sans faille à aider l'état dans sa lutte contre ce terrible cancer de l'islam que constitue l'intégrisme musulman.
Il ne suffit plus aujourd'hui de se contenter de condamner, du bout des lèvres, les exactions des intégristes et de s'élever contre la peur d'une stigmatisation.
L'islam inspire plus que jamais la crainte de nombreux français qui l'associent, certes à tort,  avec les mots "violence" et "intolérance".
Mais que penseraient les musulmans modérés de Tunisie, d'Algérie et du Maroc si demain un intégrisme chrétien menaçait ouvertement leur culture et leur pays ?
L'heure n'est donc plus aux discours de circonstances devenus, au fil du temps, vides de sens.
Le temps n'est plus aux vieilles rengaines entendues des dizaines de fois.
Depuis l'avènement des révolutions arabes, jamais l'intégrisme musulman n'a été aussi influent et puissant en France et dans le monde.
J'ai la conviction que les français, quelque soit leur religion, attendent désormais des principaux responsables musulmans de l’hexagone, des actes précis de solidarité et qu'ils sont las du verbiage habituel.

- Quant aux islamistes radicaux incarcérés qui, malheureusement sont appelés à recouvrer la liberté, il me semble qu'un certain nombre de mesures draconiennes s'impose.
A mon sens, cela impliquerait pour les individus de nationalité française l'obligation de porter un bracelet électronique, pendant plusieurs années, voire ad vitam aeternam, qui permettrait la localisation permanente des individus et leur mise hors d'état de nuire à la moindre faute avérée.
Pour les étrangers, ou ceux qui possèdent la double nationalité, la perte définitive de la citoyenneté française, l'expulsion immédiate à la sortie de prison vers le pays d'origine et ce, sans considération d'une présence familiale et d'enfants français qui a trop tendance à justifier un maintien sur le territoire.
Il appartiendrait alors à la famille de rejoindre ou non l'individu expulsé en fonction des accords ou des conventions en vigueur entre la France et le pays d'origine.

Il va sans dire que, comme d'habitude, si une telle panoplie de mesures était appliquée, les associations des défenseurs des droits de l'homme ne manqueraient pas de se manifester pour défendre ces "braves gens" qui auraient payé leur dette à la société et qui redeviendraient donc, comme par miracle, des citoyens lambdas.
On connait la musique depuis des lustres : violation des droits de l'homme, non conformité avec l'état de droit, régime totalitaire, démocratie bananière et j'en passe...
Je pense qu'en matière de terrorisme, au regard des réalités présentes, alors que tout citoyen doit se sentir directement concerné par le danger, il convient d'adapter le droit et la loi en fonction de l'importance de la menace.
Même au nom des droits de l'homme et de la liberté d'expression, devant la gravité de la menace terroriste qui pèse sournoisement sur le pays, on ne peut plus laisser le moindre abruti illuminé s'exprimer en prônant ouvertement la lutte armée ou encourager le djiad contre les fondements et les valeurs de la République.
La sanction doit être forte, à savoir la prison systématique, après comparution immédiate devant un tribunal.
Il ne s'agit pas ici de partis politiques dans l'opposition, qui œuvrent légalement contre le pouvoir en place et rêvent de l’éjecter par la voie des urnes mais de potentiels criminels impitoyables qu'il faut éliminer par tous les moyens qui seraient mis à la disposition de la justice, dans ce cadre strict et précis qu'est le terrorisme.
Lorsqu'un degré élevé d'insécurité est atteint, on doit cesser de permettre à certains individus, considérés comme excessivement dangereux, de bénéficier des droits républicains pour continuer à nourrir leur haine de la société et d'entraîner les plus faibles dans leurs fantasmes débiles et meurtriers.
Et si pour cela, il faut en arriver à construire des prisons du style de "Guantanamo" alors qu'il en soit ainsi !
Bien sûr, il sera toujours impossible d'empêcher toute forme de radicalisation mais l’objectif principal doit impérativement tendre à en limiter au mieux les nuisances avec toutes les armes qui sont à disposition.
Il suffit d'observer en quelle estime tiennent de nombreux jeunes de banlieue, le tristement célèbre Mohamed Merah, pour se faire une idée précise de ce que pourrait nous réserver l'avenir proche, malgré une surveillance soutenue des quelques potentiels fous furieux qui polluent l’environnement républicain.
Il n'existe pas de solution miracle pour éradiquer totalement le terrorisme, sinon ce dernier n'existerait plus depuis fort longtemps, mais on peut toujours, quitte à restreindre certaines libertés, en limiter les effets, au nom de la sauvegarde des valeurs qui sont les nôtres.
Je pense que nous avons atteint aujourd’hui un seuil où il faut cesser de penser que la vérité, lorsqu'elle peut choquer et déplaire, doit rester un sujet tabou.
Car pendant ce temps là, face à notre silence coupable, à notre couardise, l'intégrisme islamique français poursuit son sinistre chemin qui vise à imposer, par la force brutale, ses dogmes et ses délires moyenâgeux.