samedi 18 juin 2011

Gabon : Le très long chemin qui mène sur la voie de l'émergence


Depuis près de 2 ans, au Gabon, le mot "émergence" est employé à tout va, dans pratiquement tous les discours politiques mais également souvent, influence oblige, par la population elle même, parfois non sans une consonance plus ou moins ironique.
Ce petit mot, géant par l'ambition, devenu au fil des mois un véritable slogan national, permet au Gabon de prétendre se rapprocher, toute proportion gardée, des pays émergents que sont la Chine, l'Inde, le Brésil ou l'Afrique du Sud.
Le Gabon, pays béni des dieux, a toujours été pourvu d'immenses richesses naturelles qui le prédestinaient à devenir une véritable vitrine du développement, une sorte de Dubaï du continent Africain.
25 années de présence dans ce petit pays attachant, pour lequel j'éprouve une affection toute particulière et dans lequel une partie de mes racines est fortement implantée depuis de nombreuses générations, me permettent, je le pense, d'établir un portrait relativement juste de la situation qui prévaut au Gabon sans pour autant prétendre détenir une quelconque vérité.
Je parlerai très peu de ce Gabon que certains médias locaux nous décrivent comme avançant à pas de géant sur la voie de l'émergence et qui se félicitent régulièrement des nombreux projets et activités qui animent le pays.
Ce Gabon là, on le connait pas cœur à la lecture de la presse quotidienne nationale ou en suivant les journaux télévisés de la principale chaine locale et on nous le vante fréquemment en prenant bien garde d'évoquer, le moins possible, les choses qui fâchent, qui dérangent.
Et il est souvent très compliqué dans le pays de décrypter certaines décisions d’ordre politique ou économique tant les couleurs noires et blanches sont continuellement assorties de zones grises dont la compréhension ne sied qu'aux esprits les plus avertis.
Je préfèrerai donc décrire le Gabon vrai, celui que je vis, que je respire et que je vois chaque jour.
Ce Gabon qui est vécu par l'écrasante majorité d'un peuple dont la bienveillance, le désir immodéré de calme et de tranquillité et le fatalisme légendaire, auront permis de préserver ce pays des divers conflits meurtriers qui ont régulièrement endeuillé le continent africain.
Le  Gabon tel qu'il se présente aujourd'hui après 50 années d’indépendance, au regard de son colossal potentiel, n'a malheureusement pas grand chose à voir avec ce qu'il devrait être réellement en 2011.
La redistribution équitable des nombreuses retombées financières, générées par l'exportation des matières premières, se sera très peu matérialisée sur le terrain pour permettre au pays de passer d'un état en voie de développement à un état émergent et relativement développé.
Et le peuple Gabonais, s’il n’a jamais connu la misère, n’a que trop rarement bénéficié des immenses richesses de son propre pays.
Certes, il convient de reconnaître que quelques grands projets sont actuellement en cours de réalisation.
Je pense qu'ils apporteront, à moyen et à long terme, avec 25 à 30 années de retard, une dynamique économique appréciable et une qualité de vie plus conforme aux espérances de la population.
Quelques réformes avisées ont été récemment entreprises même si certaines se sont caractérisées par une brutalité inouïe dans leur application.
Il existe aujourd'hui, du moins j'ose le croire, une réelle volonté de donner un second souffle au pays qui a somnolé pendant des décennies en effectuant un pas en arrière chaque fois qu'il a avancé de deux pas.
Mais tout cela ne signifie pas qu’il faille occulter et cacher les trop nombreuses insuffisances d’un état qui n’a jamais su prendre en marche le train du développement.

En 2011, Le réseau routier, bien que croissant timidement est toujours très faible, en mauvais état et mal entretenu, constituant de ce fait un frein considérable au développement des échanges économiques locaux. 
Alors que l'on construit tout de même quelques tronçons de routes dans certaines régions, au sud-est de la capitale politique, la nationale 1, l’axe Libreville, Ntoum, Kango, long de près de 100 kilomètres est un enfer quotidien pour les usagés de la route. 
Sur cette partie en majorité défoncée, les nids de poules succèdent aux trous béants, le tout s'accumulant au fil des mois sans qu'il ne soit envisagé le moindre effort pour effectuer quelques travaux.
Le seul projet en cours de réalisation sur cet axe est la réhabilitation des 25 premiers kilomètres de cette nationale 1 qui deviendra, un jour prochain,  une route à double voie pour permettre aux futurs investisseurs d’une zone économique, dite spéciale, d'évoluer dans de bonnes conditions.
Au nord-ouest de la capitale, la route Libreville le Cap Estérias, menant à une plage touristique connue, longue d'un peu plus de 20 kilomètres est dans un état de détérioration tel que l'emprunter est devenu un calvaire pour ceux qui ne disposent pas d'un véhicule tout terrain.
Des travaux ont été entrepris sur une partie du trajet mais dont l'importance ne justifie pas le retour en masse des promeneurs du dimanche qui, depuis fort longtemps, ont renoncé en grand nombre à s'y aventurer.
Fait unique au monde, aucune route n'existe entre la capitale politique, Libreville, et la capitale économique, Port-Gentil.
Sans voie aérienne ou maritime, il n'y a point de salut pour relier ces deux villes considérées respectivement comme le cœur et le poumon du Gabon.

Quant au Transgabonais, le chemin de fer local, l'unique ligne, longue de 648 kilomètres, qui mène de la commune d'Owendo près de Libreville, à Franceville à l'est du pays et qui est d'une importance économique indispensable à de nombreux opérateurs, accuse elle aussi des défaillances très pénalisantes pour l'activité nationale.
Les locomotives sont à bout de souffle, faute de moyens et d’entretien, tout comme de nombreux wagons affectés au transport du bois et à d’autres marchandises.
Le moindre déraillement d’un train peut créer une paralysie générale pendant plusieurs jours avec toutes les conséquences économiques qui en découlent pour le pays.

Dans le domaine de la santé, si on excepte le récent et moderne hôpital militaire qui est performant et bien équipé, les autres hôpitaux du pays manquent de tout et sont dans une situation précaire, faute de financements et de matériel adapté.
Bien souvent, les patients, s'ils veulent se voir dispenser des soins, doivent apporter eux mêmes les fournitures nécessaires au traitement de leur maladie.
Au dessus de la mêlée, quelques cliniques privées, souvent modestement équipées, essaient tant bien que mal de combler cet énorme déficit de qualité et d'équipement.

Dans le monde de l'éducation, l’école publique dispense un enseignement dont le niveau est désespérément faible.
Les retards réguliers dans les programmes, dus aux grèves et aux conflits divers, aggravent encore la situation qui  demeure en totale contradiction avec les ambitions d’un pays qui souhaite aller de l’avant et donner à sa jeunesse toutes les armes pour affronter l’avenir.
Pour combler les nombreuses lacunes de l'enseignement public, des écoles privées ont vu le jour un peu partout mais si on excepte quelques unes d'entre elles qui proposent un programme satisfaisant, la majorité ne tire pas le niveau vers le haut.
De ce fait, la plupart des parents aisés ou fortunés inscrit sa très jeune progéniture dans les quelques écoles conventionnées par la France et le Gabon dont le niveau est de qualité et pour leurs moins jeunes enfants, dans les deux seuls lycées français de Libreville et de Port-Gentil qui dispensent un enseignement  haut de gamme.

Dans le secteur de l’énergie et de l’eau, les défaillances sont très importantes.
L'électricité locale, malgré sa privatisation, reste instable et peu fiable.
Faute de moyens pour renouveler les équipements et d’entretien performant, les pannes et les délestages sont fréquents dans de nombreux quartiers des différentes villes du pays, Libreville et Port-Gentil compris.
La distribution de l'eau, indispensable à la vie, est chaotique et les coupures sont quotidiennes, notamment à Libreville, pour atteindre, depuis quelques semaines, des sommets rarement constatés, plongeant ainsi des  dizaines de milliers de gens dans le désarroi.
Là encore, la qualité des équipements, le manque d'entretien et la mauvaise gestion sont les causes principales de ces graves difficultés, même si on en impute la responsabilité majeure à l'insuffisance des pluies depuis plusieurs mois ou à l'existence de travaux.
Et lorsque l'on sait qu'il a été décidé, au nom de l'intérêt du pays, de sacrifier d'énormes sources de revenus annuels pour encourager l'industrialisation, on peut exprimer de légitimes inquiétudes pour la survie de ces futurs complexes industriels si les déficits en électricité et en eau perdurent dans le temps.
Bien-sûr, diverses activités de réhabilitation sont en cours de réalisation pour remédier à ces terribles insuffisances mais la lenteur excessive des moyens engagés donne peu d'espoir de voir les choses s’améliorer rapidement.

Sur le plan des nouvelles technologies de communication, le Gabon dispose, comme tout le monde désormais, de plusieurs opérateurs internet qui proposent l'accès à l'ADSL.
Pourtant, malgré les efforts importants réalisés pour permettre au pays de s’ancrer sur la toile, la qualité globale des services est médiocre et peu satisfaisante.
Les lignes de téléphone sont quant à elles très anciennes, mal entretenues et les coupures sont légions dans toutes les villes.
Depuis plusieurs mois, à Libreville, le numéro du dérangement, le 19, répond aux abonnés absents.
Aussi, désormais, pour signaler une panne il faut se déplacer directement dans les bureaux de Gabon Télécom.

Au niveau du transport aérien, depuis la faillite d’Air Gabon, qui desservait régulièrement la France, le fameux perroquet vert, l’emblème de la compagnie, est devenu muet.
Pendant une certaine période, une autre compagnie nationale, tournée vers l’étranger, a tenté de combler le vide laissé par son illustre ainée disparue mais, à l’international, les efforts entrepris sont  restés vains et les vols sur la France ont été suspendus dans l’incompréhension et la déception générale.
Lorsque l’on sait qu’une compagnie aérienne nationale véhicule souvent à l’étranger une certaine image du pays à laquelle elle appartient, on reste décontenancé devant ce vide profond. 

Certains lecteurs me reprocheront d'avoir brossé un tableau bien sombre de la situation du Gabon sans évoquer en contre partie les aspects positifs existants et réels.
Mais comme je l'ai signifié plus haut, ces aspects là sont régulièrement repris dans les médias locaux, infiniment plus enclins à projeter une image exclusivement positive du pays qu'à en dénoncer les insuffisances rédhibitoires.
Je serai de mauvaise foi en affirmant que jamais on ne parle des aspects négatifs qui freine le Gabon dans son développement mais ceux-ci, ne sont que trop rarement mis en exergue pour éveiller les consciences.
Trop de facteurs négatifs, qui ne donnent pas l'image que l'on souhaiterait projeter du pays, font partie des non-dits et restent figés dans ces fameuses zones grises souvent insondables.

Pour finir, j'ai la conviction que ce n'est pas en évoquant que ce qui stimule l'orgueil  national qu'on empruntera  le chemin de l'émergence pour parvenir au développement.
Il faut changer les mentalités, reconnaitre les raisons pour lesquelles nous ne progressons pas suffisamment vite vers le développement tant espéré et avoir le courage de réaliser son autocritique afin d'aller de l'avant.
Le Gabon dispose d'un jeu de cartes qui comporte d'énormes atouts mais de trop nombreux handicaps ne permettent pas encore au pays de sortir du tunnel pour emprunter la voie de l'émergence.
L'espoir étant souvent le propre de l'homme, il est important de ne pas se laisser aller au découragement et de continuer de croire que le meilleur reste à venir pour le pays.
Je l'espère en tous les cas très sincèrement pour le peuple gabonais qui mérite infiniment plus que les miettes de pain qui lui ont été octroyées au cours de ces 50 dernières années.

12 commentaires:

  1. Vous avez fait une description sans concession du Gabon et cela sans jamais mettre qui que ce soit directement en cause, chapeau. Vous manipulez les mots avec une belle maitrise.
    J'imagine que malgré vos critiques vous devez mesurer et peser chaque phrase dans un pays où d'après ce que j'ai lu, la presse est plus ou moins muselée. Plutôt plus que moins d’ailleurs.
    Je pense que vous connaissez bien ce pays que vous semblez aimer malgré ses nombreuses faiblesses. Ca ne doit pas être facile d'écrire un tel article sans jamais mettre en cause les responsables de ce qui semble être un immense gâchis.

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  2. Nom de dieu Phemga toi tu vas encore dérouiller.
    Décidément tu aimes ça.
    C'est sûr que tous les côtés pas très reluisants du pays doivent être bien rangés dans un placard.
    De toi à moi c'est un peu la même chose chez nous en France où on préfère parler de ce qui fait briller le pays que de ce qui lui donne la honte.
    Je ne sais pas si on peut comparer l'une des premières puissances économiques du monde avec le Gabon mais question mentalité c'est blanc bonnet et bonnet blanc.
    Il n'est jamais bon de dire la vérité au peuple.
    Ceci dit, ton article est super bien monté et j'admire ton langage diplomatique qui consiste à ne jamais incriminer personne. Pourtant il y a bien des gens responsables de tout cela.

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  3. Votre description de la situation au Gabon est juste mais incomplète.
    Vous avez ignoré totalement la corruption qui sévit partout et notamment dans le système judiciaire qui n'a de justice que le nom. Système qui ne reconnait et ne respecte que l'argent et rien que l'argent. Vous omettez de parler de la presse locale qui est tenue en laisse et surveillée comme le lait sur le feu.
    Avez vous oublié que des journalistes sont sans cesse menacés dans notre pays pour avoir osé soulever tel ou tel problèmes ?
    Vous avez évité de dire qu’une partie du peuple vit dans le dénuement le plus total car oublié des grands de ce pays. Si monsieur Phemga, la misère existe au Gabon.
    Vous n’auriez pas du laisser passer de tels problèmes.
    Votre article exprime de nombreuses vérités mais il ne va pas assez au fond des choses. Je vous soupçonne d'avoir souhaité garder un minimum de prudence en critiquant avec le tapis rouge bien visible. Le simple fait que vous ayez agi de la sorte démontre que vous aussi, vous n'êtes pas tranquille dans votre démarche et que vous savez comment on traite ici ceux qui osent un peu trop s'exprimer et qui refusent d’avaler la soupe locale.
    Mais lorsqu’on décide d'aborder les insuffisances d'un pays, on ne fait pas les choses à moitié ou alors on s'abstient.
    C'est cela même que je vous reproche malgré la qualité de votre article qui est incontestable.
    Je vous remercie.

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  4. Malgré toutes les faiblesses que vous évoquez sur ce pays, j’ai bien aimé votre ton très mesuré. Je vous ai connu bien plus vindicatif sur d’autres sujets !
    Bilounga n’a peut-être pas tord lorsqu’il soupçonne chez vous une certaine prudence dont j’en comprends plus que lui l’absolue nécessité.
    La manière de dire les choses conditionne souvent leur perception sous le regard des autres.
    J’ai apprécié votre dernière phrase qui est un modèle de retenue mais qui veut dire tant de choses.
    Bilouga n’a sans doute pas su l’apprécier à sa juste valeur.

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  5. Je ne connais pas assez bien l'Afrique pour donner une opinion personnelle mais je crois que cet article décrit là une réalité qui existe sur tout le continent Africain et pas seulement au Gabon qui est loin d'être une exception.

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  6. Phemga vous avez certainement bien fait attention à mesurer vos propos car il se dégage une grande neutralité dans votre article, comme si vous n'osiez pas prendre position sur les nombreux problèmes dont vous parlez. Or, j'aurais été intéressée à connaître votre opinion qui n'est jamais dévoilée ici. La neutralité n'est pourtant pas dans vos habitudes et malgré l'intérêt de votre article, une pointe d'opinion personnelle aurait été vraiment la bienvenue.

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  7. Solenza, moi je n'ai pas l'impression que l'auteur de cet article soit resté neutre comme vous le dites. Phemga dénonce toutes les insuffisances du Gabon, donc dire qu'il s'est montré neutre est faux. Je concèderai seulement qu'il n'a dénoncé personne en particulier mais si on li un peu entre les lignes il y a beaucoup de choses à voir.
    En tout cas, moi je l'ai compris comme ça.
    Aussi, il ne faut pas confondre la prudence et la neutralité.

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  8. Ce que vous écrivez n'est pas faux mais lorsque les choses s'amélioreront dans plusieurs mois car je crois qu'elles vont s'améliorer, j'espère que vous aurez l'honnêteté de le reconnaitre dans un nouvel article sur le Gabon.
    Malgré les faiblesses constatées, il fait bon vivre dans notre pays, surtout si on compare avec les autres pays qui nous entourent. Je soutiens votre réflexion qui dit qu'il ne faut pas se décourager et croire que le meilleur est à venir.

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  9. Je n’ai pas apprécié votre article qui donne une image trop négative sur le Gabon. Si on en croit vos propos, nous sommes un pays de va nu pieds. Je ne dis pas que ce que vous écrivez est inexact et que les gabonais ne souffrent pas mais en se lamentant comme vous le faites au sujet du pays vous perdez de votre dignité.
    Actuellement il y a de nombreux travaux à Libreville qui prouvent que le Gabon avance et se modernise. Et que cela vous plaise ou non, nous sommes bien sur le chemin de l’émergence.
    Croyez moi, les pannes d’électricité, de l’eau et les trous sur les routes ne seront bientôt qu’un mauvais souvenir.

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  10. Très bonne analyse me semble t'il d'un pays que moi aussi j'affectionne particulièrement. On ne peut rien contre la réalité des choses sur le terrain et il ne sert à rien de les nier. Les travers du Gabon sont nombreux mais comme je suis un éternel optimiste, je suis convaincu que tout finira par s'améliorer car le potentiel est énorme. Il faut laisser le temps au temps. Temps qui comme vous le savez ne compte pas vraiment dans nos contrées africaines. Donc patience, patience et encore patience.

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  11. Comme pour vous faire mentir Phemga, l'Union du 27 juin a établi un long dossier de 8 pages sur l'insécurité grandissante qui sévit à Libreville. 8 pages, c'est incroyable non?
    Vous voyez, tout arrive un jour chez nous.
    Il est sur que le Gabon n'a pas le monopole de l'insécurité dans le monde et que tous les pays sont touchés, sans exception. Je n'avais en tout cas jamais vu dans notre quotidien national un dossier aussi lourd qui mette directement devant leurs responsabilités les autorités du pays.
    Petite fausse note quand même dans l'Union de ce jour : Un petit article sur les problèmes de distribution d'eau indique que suite à la détérioration d'une conduite, le nord de Libreville a été privé d'eau pendant de longues heures. A la lecture de cet article, j'ai fortement toussé. Comme vous le dites dans votre présent article, l'eau manque partout dans Libreville depuis des semaines. Or, on a l'impression que le journaliste de notre quotidien national est totalement ignorant de ce problème. Il vit où lui à Paris ?

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  12. C’est tout à fait exact Makanga, le long dossier sur l’insécurité à Libreville, dans l’Union d’aujourd’hui, tendrait à contredire une partie de mon article.
    C’est la première fois qu’un problème, peu flatteur pour le Gabon, est traité si longuement dans notre bon vieux quotidien national.
    Huit pages, c’est un vrai roman et on ne peut que se féliciter que de telles vérités soient formulées sans ambages !
    Le fait que l’Union ait cru bon de dénoncer, avec une certaine vigueur, le fléau de l’insécurité est peut-être la preuve que les choses commencent à bouger au niveau de la qualité de l’information.
    J’aimerais néanmoins détenir une baguette magique qui permettrait qu’on apporte autant d’attention aux autres problèmes évoqués dans mon article et dont la sensibilité est peut-être bien plus dérangeante.

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