jeudi 23 décembre 2010

Outrage au drapeau.


Une personne d'origine Algérienne vient d'être condamnée à Nice à 750 euros d'amende avec sursis pour avoir brisé, dans un moment de colère, la hampe du drapeau français.
On appelle ce geste "outrage au drapeau".
Il a été également ajouté une condamnation de 4 mois de prison avec sursis pour rébellion aux forces de l'ordre, une participation obligatoire à un stage de citoyenneté et le remboursement des frais engagés pour réparer les dégâts occasionnés.
Les raisons invoquées par l'avocat de cette personne, pour justifier son comportement, est qu'elle aurait "pété les plombs" suite aux nombreuses lourdeurs administratives de la préfecture des Alpes-Maritimes dont elle se disait victime.
Le geste en lui même, bien que choquant, n'est pas très grave; En tous les cas infiniment moins sérieux que si l'individu avait brûlé le drapeau tricolore sur la place publique.
Cela dit, une sanction s'imposait et il est bon qu'elle soit intervenue rapidement au tribunal, dans le cadre de la procédure de comparution immédiate et ce, quelque soit la raison pour laquelle l'homme s'est montré belliqueux envers le drapeau tricolore.
Je peux néanmoins comprendre qu'on puisse "péter les plombs" lorsqu'on est obligé de supporter des fonctionnaires dont les carences et le manque de rigueur vous causent quelques tracas sans cesse renouvelés.
Cependant, je ne peux m'empêcher d'imaginer ce qui se serait passé si ce même homme, dans son pays en Algérie, avait commis le même acte de dégradation.
Allez, en n'étant pas trop sévère, ce dernier aurait pris au minimum 5 ans de prison.
Cinq années d'enfermement pour avoir brisé la hampe d'un drapeau national dans un moment d'égarement, c'est très honnêtement cher payé et le jeu n'en vaut pas la chandelle.
Je reste donc persuadé que notre briseur de hampe du drapeau national connait parfaitement le risque qu'il aurait encouru en commettant un tel acte dans son propre pays et, que de ce fait, il se serait aisément contenu et n'aurait pas "pété les plombs"
Cette différence de comportement montre le gouffre profond effroi qu'il existe entre une démocratie permissive et tolérante, malgré ses nombreux défauts, et une dictature de l'âge de pierre où on peut se retrouver dans une geôle immonde pour avoir bu un simple café, en pleine journée, en période de ramadan.
Cela indique aussi, que l'être humain, sait parfaitement adapter son comportement en fonction des règles de la société dans laquelle il évolue.

samedi 18 décembre 2010

Marine Le Pen : Tel père, telle fille !


En comparant les musulmans qui prient dans la rue à l'occupation et en confirmant par la suite ses propos, Marine Le Pen a pour une fois adopté la pure ligne de conduite de son père où les dérives verbales sont devenues légendaires.
Jusqu'alors, Marine Le Pen se démarquait quelque peu de son papa en véhiculant une image moins extrémiste et plus nuancée sur l'immigration et le monde musulman.
Il faut croire que stratégiquement, la méthode a payé, car le tollé suscité par ses propos a déclenché une vaste polémique au sein de la classe politique.
Cela faisait longtemps que les médias et les politiques n'avaient pas débattu aussi massivement sur le Front National et sur la famille Le Pen.
Le FN doit jubiler actuellement en observant, dans les médias, les nombreuses réactions générées par les propos de Marine Le Pen !
En effet, le FN ne se sent jamais aussi fort que lorsque qu'il est projeté sur le devant de la scène médiatique, lorsqu'on vocifère en cœur à son encontre et qu'on se complait dans la formulation générale de condamnations de circonstances.
Les médias et tout particulièrement ces prétendus hommes et femmes bien pensants de la politique française sont tombés comme des débutants dans le piège tendu par Marine Le Pen.
Il est fort probable d'ailleurs que Jean Marie Le Pen ne soit pas étranger à la dernière phrase chocs de sa digne fille.
Qui pourra désormais oublier qu'elle a osé comparer la prière des musulmans dans la rue à l'occupation ?
Madame Le Pen fille est donc entrée par la grande porte dans la légende des phrases inoubliables qui ont jalonné le parcours de son père.
Comme chacun le sait, le slogan de l'hebdomadaire Paris Match est : "le poids des mots, le choc des photos".
Avec le FN, on pourrait écrire : "Le choc des mots, la lumière des médias"
La phrase ne rime pas vraiment mais elle a au moins le mérite d'expliquer en quelques mots la stratégie du FN qui, sans doute, nous prépare encore quelques bons verbes bien trempés qui feront les beaux jours de ce parti.
Il semble en tous les cas qu'avec ce regain d'agressivité envers les musulmans, le FN se dispose déjà en ordre de bataille pour les prochaines élections présidentielles de 2012.
Au risque de choquer moi aussi, il me semble cependant difficile de nier que, sur certains sujets sensibles, le FN a parfois posé de bonnes questions.
Les réponses qu'il a délivré au sujet de ces questions se sont malheureusement toujours révélées radicales et extrémistes, sans la moindre compréhension du pourquoi et du comment des situations constatées et condamnées par ses soins.
Le FN n'a jamais fondé son fond de commerce sur la compréhension des hommes mais sur la stigmatisation d'une certaine catégorie de gens et sur la condamnation systématique de leur attitude de vie.
J'ai moi même également été choqué de voir des musulmans prier au milieu d'une rue que j'envisageais d'emprunter. Mais, chaque fois, j'ai regretté le manque de lieux de culte qui leur auraient évité de s'amasser dans une sordide rue de quartier pour s'adonner à la prière.
Je me doute bien que les musulmans n'éprouvent aucun plaisir, aucune fierté à prier dans une rue en plein air.
Il ne fait donc aucun doute qu'il faudrait bâtir d'autres mosquées, en nombre suffisant, pour abriter tous ces gens qui continuent de prier dans la rue.
Et c'est justement là que le bas blesse !
L'opinion est telle prête à accepter cette perspective sans inquiétudes ?
En prenant en compte ce terrible cancer du monde musulman, l'intégrisme, ne risque t'on pas d'encourager et de diversifier les lieux où certains barbus, issus d'un autre âge, pourraient déverser, à grande échelle, leur haine de l'occident et inciter certaines esprits égarés à commettre des actes irréparables ?
Il me paraît évident qu'on ne peut pas se permettre de copier le modèle de tolérance britannique où il est permis à de véritables bouchers sanguinaires, qui se prétendent des fous de dieu, de cracher leur venin mortel contre la société occidentale.
Comment empêcher les actions de dégénérés illuminés qui se servent de notre liberté d'expression pour appeler, chez nous, à la guerre sainte contre les sois disant infidèles que nous sommes ?
Le jour où je serai convaincu que ce risque là est pratiquement insignifiant et que tout est fait pour mettre hors d'état de nuire certains individus qui prêchent la violence et le crime , alors je serais le premier à soutenir la construction de toutes les mosquées nécessaires à la prière de nos amis musulmans.
La peur impose le repli sur soi même et annihile certains souhaits sincères de faire avancer les choses pour le bien de tous !
Et c'est sur le tapis des craintes et de la frayeur que le FN entend lui aussi nous cracher son venin qui, à défaut d'être mortel sur le coup, nous emprisonne dans le monde de l'intolérance qui finit par nous tuer à petit feu.
Paradoxalement, il faut espérer que Marine Le Pen adopte définitivement la stratégie de son père dans le domaine des dérives verbales.
En effet, dans le cas contraire où elle remodèlerait ses discours avec une teneur plus policée et moins agressive, la diabolisation du FN par les autres partis politiques n'aurait plus aucun impact sur l'opinion publique et un chemin royal  risquerait de s'offrir alors à Marine Le Pen lors des élections présidentielles de 2012.
Et rien que d'y songer, j'en ai déjà des frissons !

jeudi 16 décembre 2010

Les troupes Allemandes sont de retour en France


Pour la première fois depuis 1945, des soldats Allemands sont stationnés en France.
335 militaires sont donc arrivés ces derniers jours à  Illkirch-Graffenstaden dans la banlieue sud de Strasbourg.
A terme, ils seront environ 600 à vivre sur le territoire français.
Lorsque l'on connait l'histoire militaire de la France et de l'Allemagne qui se sont impitoyablement affrontées au cours des deux dernières guerre mondiales, le symbole, très fort, prend une valeur toute particulière.
Certes, les soldats Allemands ne seront pas véritablement dépaysés, la frontière avec l'Allemagne étant très proche, à quelques six kilomètres environ, mais on imagine que l'émotion des hommes et des femmes qui ont vécu dans cette petite ville pendant le dernier conflit mondial ainsi que celle des anciens combattants doit être intense.
Ce n'est  pas qu'ils rejettent ce nouveau déploiement Allemand en terre française, bien au contraire, mais des flash-back vieux de 70 ans doivent inévitablement leur rappeler des jours qui ne font sans doute pas partie de leurs meilleurs souvenir.
Pour bâtir l'avenir, il faut savoir accepter un présent qui fait fi des souvenirs les plus douloureux.
L'Allemagne d'aujourd'hui, n'a plus rien à voir avec celle qui, autrefois, a favorisé l'avènement du nazisme et qui a perpétré tant d'horreurs.
L'amitié franco-allemande est une réalité qui dure depuis plusieurs décennies mais il aura fallu parcourir un très long chemin constitué d'innombrables flots de sang et d'un océan de larmes pour parvenir aux relations qui prévalent aujourd'hui entre ces deux nations.
Certes, ces relations ont parfois connu des turbulences sur le plan économique mais à aucun moment les différents dirigeants de ces deux pays ont perdu de vue que le couple franco-allemand était absolument indispensable pour construire l'Europe et assurer une paix durable sur ce continent tant de fois meurtri par leurs nombreuses divergences stratégiques et politiques.
Que cela plaise ou non, le coupe franco-allemand est le moteur incontestable de l'Europe sans qui rien ne peut se décider.
Au fil du temps, le "pont de l'amitié" construit par De Gaulle et Adenauer n'a cessé de se consolider. 
On pourrait naturellement chipoter sur un tas de petits détails mais il n'existe, de par le monde, aucun autre exemple où deux nations qui ont cherché à s'exterminer mutuellement, à plusieurs reprises, soient parvenues à un tel niveau de relations commerciales, économiques, politiques et militaires.
A travers l'arrivée de ces quelques centaines de soldats Allemands en Alsace, au delà même du symbole qu'elle comporte, il me plait de croire que l'amitié entre ces  peuples pourtant si différents, même entrecoupée de quelques divergences, reste unique et indéfectible.

Côte d'Ivoire : Un baril de poudre prèt à exploser


Cette journée du jeudi 16 décembre s'annonce incontestablement cruciale pour la Côte d'Ivoire où tous les indicateurs sont au rouge vif. 
En appelant ses partisans à marcher aujourd'hui sur le siège de la radio télévision Ivoirienne, (RTI) et à y investir les lieux, Monsieur Ouattara a sans doute décidé de forcer le destin au risque de déclencher un bain de sang qui peut être le point de départ d'une terrible guerre civile.
Vainqueur reconnu sur la scène internationale des dernières élections présidentielles, Monsieur Ouattara n'a pas d'autres choix, malheureusement, s'il veut récupérer la fonction qui lui revient de droit par le résultat des urnes, celle de président de la république de Côte d'Ivoire.
La RTI est en fait bien plus qu'un symbole dans ce pays. De tout temps elle a été sous l'influence exclusive des dirigeants de la Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, plus que jamais, elle est l'arme de propagande massive de Monsieur Gbagbo pour diffuser, sur l'ensemble du territoire, ses messages et ses instructions à l'intention de ses partisans.
On n'imagine donc pas un seul instant que Monsieur Gbagbo laissera tranquillement les partisans de Monsieur Ouattara investir cet endroit stratégique majeur pour sa survie politique.
A moins d'une énorme surprise, l'armée, qui demeure aux ordres de Monsieur Gbagbo, n'hésitera pas à ouvrir le feu pour décourager les partisans de Monsieur Ouattara dans leur entreprise.
Comme on le sait, en Afrique, l'avantage est toujours du côté de celui qui tient le gros de l'armée. 
Les forces en présence paraissent donc disproportionnées sur le terrain.
Monsieur Ouattara dispose du soutien de la communauté internationale mais cela ne sera sans doute pas suffisant ce jeudi pour gagner la partie devant le siège de la RTI.
L'histoire chaotique de la côte d'Ivoire peut parvenir dans les prochains jours à un paroxysme dans le domaine de l'horreur.
Alors que le monde aura les yeux tournés vers Abidjan, il sera intéressant d'observer les réactions de la communauté internationale si les évènements venaient à dégénérer comme on le craint.
Se contentera t'elle de condamner les éventuelles violences ou prendra t'elle de réelles mesures coercitives qui pourraient faire plier Monsieur Gbagbo ?
Quant à la France, que le régime en place suspecte de toutes les bassesses à chaque seconde qui s'égrène, nous savons tous comment elle réagira si, comme cela est possible, ses ressortissants sont menacés et attaqués.
On se doute bien que Charles Blé Goudé, qui avait dirigé les manifestations anti françaises en 2003, ne restera pas immobile dans ce capharnaüm cauchemardesque et n'hésitera pas à nouveau à envoyer ses "jeunes patriotes" terroriser la communauté française.
L'un des principaux navires de guerre de la royale, un porte Hélicoptère, le Tonnerre, veille au large d'Abidjan avec des hommes de troupe et du matériel important.
La force Licorne, basée au sud d'Abidjan et dont l'effectif est de 900 hommes, est en alerte maximum.
En fait, c'est toute l'armée française présente dans certains pays africains qui est désormais sur le qui-vive.
Le vieil Houphouët doit se retourner dans sa tombe en observant ce que certains Ivoiriens ont fait de son pays qui, autrefois, était une magnifique vitrine pour tout le continent africain.
Et si dieu existe, il serait bon qu'il sorte enfin de sa longue léthargie pour éviter l' inéluctablement à un peuple qui mérite le bonheur !